Les Mizéroïdes.

Avis sur Cyborg

Avatar Gand-Alf
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Je ne sais pas pourquoi, sûrement la faute à un kebab pas net, mais dans les années 80, on était tous un peu méchant. On souhaitait du mal à tout le monde, on traînait en bande en se faisant appeler les Requins Vicieux, on portait des pantalons en cuir et des bracelets cloutés, on se laissait pousser des cheveux de caniche et on s'imaginait vivre dans un futur apocalyptique digne de "Starmania".

Barbotant à l'époque dans les eaux troubles du Z chère à la Cannon, notre bon Jean-Claude campe ici un héros christique (normal, il a les mêmes initiales que Réssouse) qui rêve de péter la gueule à un grand métis aux lentilles de contact bleues et qui joue super mal. Mais comme il faut meubler et que Jean-Claude est super ultra giga torturé et complexe comme mec, il pense avec émotion au temps béni où il portait une perruque affreuse, il se concentre super fort sur les fleurs et déclame à l'héroïne super bandante des trucs comme "Tu m'as ému" pour lui faire comprendre qu'il veut mettre son zizi à lui dans son trilili à elle... avant de l'envoyer paitre dès l'instant où elle lui sort son mamelon. Quand je vous disais qu'il était complexe le Jean-Claude.

Albert Puyn, qui livrera l'année suivante une adaptation de "Captain America" avec un Steve Rodgers sans son costume les trois quarts du film, shoote son truc à l'aveugle, pique la bande son d'un film d'action tchékoslovaque et les producteurs ont du se faire plaisir en sabrant dans le montage, tant on ne comprend strictement rien à ce qu'il se passe à l'écran.

Heureusement, Jean-Claude se décide enfin à kicker à droite et à gauche avant de s'en prendre à son grand métis aux yeux bleus qui joue super mal et là, miracle, on comprend enfin pourquoi de pauvres spectateurs égarés ont déboursé vingt francs pour aller le voir en salles à l'époque. Tout simplement parce que les séances pour "Indiana Jones et la dernière croisade" étaient complètes.

Blague à part, "Cyborg" est donc magistralement à chier, d'une nullité absolue mais le genre de nullité absolue qui transforme un Z fauché en petite pépite d'humour involontaire, le genre de nanar que l'on se mate entre potes braillards au lieu de finir de repeindre le couloir qui attend depuis deux semaines.

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