Avis sur

Dans un jardin qu'on dirait éternel par monsay

Avatar monsay
Critique publiée par le

Cette merveille de délicatesse, de simplicité mais aussi de raffinement, de subtilité, qui met en alerte tous nos sens, est le premier film à sortir en France du réalisateur japonais, Tatsushi Omori, et le dernier de la grande comédienne Kirin Kiki, dont on a pu admirer l'immense talent dans "Une affaire de famille" ou dans "Les délices de Tokyo", mais qui est décédée peu après le tournage à 75 ans. Le cinéaste suit avec beaucoup de grâce une jeune femme de 20 ans qui se cherche, admirablement interprétée par la ravissante et sensible Haru Kuroki, et qui va progressivement se trouver en apprenant l'art du thé, qu'elle reçoit comme une philosophie de vie. L'impressionnant cérémonial de cet art ancestral fait de gestes, d'attitudes, d'objets, d'humilité, de précision, filmé comme une sorte de chorégraphie qui varie au fil des saisons, est transmis par une fascinante maîtresse de thé incarnée donc par Kirin Kiki, cette icône du cinéma japonais. Entre douceur, insouciance, rire, la jeune héroïne et sa cousine vont peu à peu se heurter à la difficulté de se faire une place dans la société japonaise, encore un peu plus lorsque l'on est une femme, et l'art du thé va leur apprendre entre autre la patience et la capacité à ressentir pleinement l'instant présent. Ce très beau film empreint de poésie et de sagesse est une expérience sensorielle unique, une fine réflexion sur la vie, le temps qui passe, dont on ressort éblouit avec une maxime en tête : "Chaque jour est un bon jour".

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 21 fois
Aucun vote pour le moment

Autres actions de monsay Dans un jardin qu'on dirait éternel