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Dark Shadows par Vincent Bruneau

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Avec Dark Shadows, Tim Burton, qu’on ne présente plus, signe son 16ème long métrage. Vous avez peut-être été déçu par sa vision très commerciale d’Alice aux Pays des Merveilles et je le comprends, mais je vous rassure, Dark Shadows est un Burton pure souche !

L’histoire débute à Liverpool en 1752, avec la famille Collins. Le jeune Barnabas (dont le personnage adulte est joué par Johnny Depp) embarque avec ses parents pour le Nouveau Monde, dans l’espérance de faire fortune. Très vite les Collins bâtissent un véritable empire commercial articulé autour de la pêche et donc d’un port de l’Etat du Maine, qui portera leur nom : Collinsport.
Tout semble aller pour le mieux pour cette famille heureuse et prospère, si ce n’est un détail. Le jeune Barnabas en grandissant devient un homme beau, riche, respecté mais terriblement séducteur. Son goût pour les très belles femmes va le conduire jusqu’à la sublime et terrible Angélique Bouchard (Eva Green). Ici commencent les Problèmes. En effet, Angélique, sous ses traits magnifiques cache un goût étrange pour la magie noire et lorsque Barnabas lui confie ne pas pouvoir lui offrir son amour étant donné qu’il en aime une autre, l’histoire vire au drame. Petit à petit, d’étranges accidents apparaissent, comme la mort accidentelle de ses parents ou encore le suicide suspect de la femme qu’il aime, Josette (Bella Heathcote). Le cœur brisé et débordante de rage, Angélique ira jusqu’à transformer Barnabas en vampire et le condamner à rester enterré vivant jusqu’à la fin des temps.
Deux siècles plus tard, en 1972, c’est lors d’un chantier que la tombe de Barnabas est retrouvée. Ce dernier est alors libéré par inadvertance et se retrouve livré à lui-même dans une époque qui n’est pas la sienne.

Les scénarios de Tim burton sont souvent loufoques, mais je dois reconnaître que celui-ci est un grand cru. En effet, le jeu qui consiste à faire traverser les époques à un homme, dont le langage, les vêtements et les attitudes sont d’outre temps, est vraiment formidable. Qui plus est, le choc que subit Barnabas qui arrive en plein dans les années des Hippies, de la pop culture et du « bon goût » est matière à des situations très drôles. Globalement, on reste dans le style si singulier de Burton : un mélange de gothique, de gore et de mystic couplé à une esthétique tintée de couleurs vives et d’éclats de rire suscités par un humour noir formidable.
Concernant les acteurs, c’est sans surprise que l’on retrouve, néanmoins avec plaisir, Johnny Depp (acteur fétiche de Burton) et Helena Bonham Carter (épouse de Burton). De plus on retrouve Michelle Pfeiffer (Elizabeth Collins dans le film), qui avait travaillé une première fois avec Tim Burton dans son rôle de Catwoman dans le film Batman le Défi.
La vraie grosse surprise vient de 2 actrices : Eva Green et Chloe Moretz (Carolyn dans le film). En effet, on connaissait Eva Green en femme fatale dans son rôle de James Bond Girl dans Casino Royale ou encore de femme libérée dans Innocents : the dreamers (de Bertolucci), mais ici on la découvre machiavélique, complètement cinglée et surtout prête à tout pour parvenir à ses fins. Elle porte vraiment le film. En ce qui concerne Chloe Moretz (la petite fille de Georges Mélliès dans Hugo Cabret de Martin Scorsese), je lui prévoie un grand avenir. Elle incarne ici un rôle de peste, d’ado détestable, avec brio.
Enfin, la BO signée une nouvelle fois Danny Elfman (qui a jusqu’alors signé toutes les BO de Burton ou presque), est toujours aussi poignante. Néanmoins elle est aussi couplée dans certaines scènes à des musiques des années 70 et parmis elles, celle de Alice Cooper, qui apparaît dans le film. Cette scène est de loin l’une des plus drôle du film avec la scène d’amour très très passionnée entre Angélique et Barnabas.

Vous l’aurez compris, si vous êtes fan de Burton, vous y trouverez votre compte et vous remarquerez certains clins d’œil subtils à Mars Attack ou encore à Edouard aux Mains d’Argent. Qui plus est, cela fait plaisir de retrouver un VRAI Burton.

Précipitez vous tous dans les salles obscures, sauf si vous espérez un nième épisode de Twilight…

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