Bonne pêche !

Avis sur Dark Touch

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Dark Touch c’est le nouveau film de Marina de Van, qui n’a guère brillé jusqu’ici à la réalisation (ou un minimum avec Dans ma peau), tout en ayant réussit à nous pondre l’excellent scénario de 8 femmes. Une fois n’est pas coutume, un réalisateur, ou plutôt une réalisatrice, a dû s’exporter pour diriger une bobine orientée épouvante et horreur, style cinématographique ayant toujours rendu frileux les producteurs français. Irlande, Suède et France, quand même, se sont donc associés pour soutenir cette oeuvre tout simplement atypique.
Ce qui est affreux dans les films de genre actuels, et qui est absolument paradoxal, c’est qu’ils évertuent à trouver des explications à des phénomènes inexpliqués. Ici c’est l’inverse et c’est ce qui donne tout son pouvoir au métrage. Les évènements démarrent sur les chapeaux de roues, les parents d’une gamine sont tués, visiblement, par une maison hantée, et la jeune survivante se retrouve accueillie par des amis de ses défunts parents. L’ambiance glace le sang et est sans nul doute le visage d’une ère que l’on pourrait qualifier de néo-gothique, supplantant Tim Burton avec un style neuf et non recyclé comme avec ce dernier. Ambiance et visuel sont donc là, ajoutés à la jeune actrice Missy Keating, incarnant Niamh, l’héroïne, nous sublimant par son talent et sa capacité à s’imprégner de son personnage (secondée également par Anabel Sweeney et Art Parkinson, eux aussi très inquiétants).
Phénomènes paranormaux s’enchainent, pondérés de quelques effets gores bien sentis, mais rarement on réussit à cerner ce qui ne va pas chez Niamh. Est-elle possédée ? A-t’elle des pouvoirs qu’elle ne contrôle pas ? Un démon la harcèle-t’elle ? Les questions s’empilent, on se passionne pour l’intrigue, bifurquant à chaque changement dans la personnalité de Niamh. On baigne littéralement dans une bobine culte, à l’image de L’exorciste ou Carrie, sorte de cauchemar éveillé donc la tension ne fait que croitre tout du long jusqu’à un climax d’un diabolisme époustouflant.
Marina de Van signe là une oeuvre indispensable, un film d’épouvante comme l’on en fait plus, surprenant, envoutant, renouant avec des films à l’ancienne comme Le village des damnés également. Un véritable chef d’oeuvre, tout simplement.

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