Burn My Ass.

Avis sur Daylight

Avatar 21st Century  Christ
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La fin des années 90 est une période assez inégale pour Sylvester Stallone. Entre ratage nanardesque ("Judge Dredd"), surprise convaincante ("Copland") et film classique mais efficace ("L'Expert"), le bulldog américain donne l'impression de s'être perdu dans les rouages blockbusterisés d'un Hollywood qui n'a plus vraiment besoin de lui. Un problème similaire à celui que rencontre Arnold Schwarzenegger à la même époque (et oui, "The 6th Day" est une sacrée daube). Pourtant, avec "Daylight", Stallone change un peu de registre.

Alors, certes, le scénario et son rôle sont ultra-prévisibles : un gros problème, un gentil inconnu qui s'avère être l'homme de la situation, quelques problèmes d'ordre technique et hop, c'est la joie dans la troupe.
"Daylight" répond à tous les principes du film catastrophe lambda : des explosions gargantuesques (c'est le cas de le dire), des cris en tout genre, des incapables qui essayent de sauver le bateau et bien sûr, comme je le disais, le héros. C'est sur ce point que Stallone surprend. Toujours aussi crédible (sans ironie), il propose un jeu étonnamment sur le retrait, correspondant bien à son personnage : calme, moralisateur, sûr de lui, Contrairement à ses autres films, il n'occupe pas tout le terrain et laisse plutôt ses camarades se démerder. Bien entendu, c'est lui qui tient la flambeau lors des scènes d'action. Des scènes peu inspirées et souvent ennuyeuses, malgré la grimace de Sly, qui vraiment, est le plus fort.

D'ailleurs, Sly est bien le seul homme supportable car TOUS les autres sont des abrutis pathétiques. Je peux comprendre qu'être coincé sous terre, c'est difficile mais de là à hurler partout... Et vas-y que je te joue le beau gosse blond (Viggo... mince ?), la bourgeoise hystérique dont le seul souci est d'avoir perdu son putain de chien (souvenir de son fils décédé... sympathique pour lui), l'enfant courageux, le flic amoureux... Des clichés, certes, mais des clichés gonflants. Pour couronner le tout, il n'y en a qu'un seul qui crève. La scène d'adieu est à mourir de rire, Stallone qui pleure, ça vaut de l'or.

"Daylight" est donc un film très moyen, bien que proposant une nouvelle facette dans le jeu de Sly (à cause de son personnage, je précise, ça ne change rien sinon). Trop long, trop énervant, il reste quand même acceptable mais pas nécessaire.

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