Apple: think different

Avis sur Death Note

Avatar Delphifou
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Bon, je vais pas m'attarder 107 ans sur ce film qui était au constat de base de catégorie osef total et sur lequel j'ai décidé de poser mes yeux et auquel j'ai prêté mes oreilles par curiosité (celle-là même qui avait tué le chat). Mais j'ai mal à mon Death Note intérieur et j'ai besoin de m'exprimer en cellule de crise (aka une critique sur SC).

A bien des égards il est difficile d'accueillir une adaptation et de se construire un avis le moins subjectif possible sinon au moins honnête, en particulier quand on reconnaît à l'oeuvre de base des qualités aussi unanimement que pour un manga culte comme Death Note. Pari difficile mais eh, comme a dit le sage, "qui dit mauvaise adaptation ne dit pas mauvais film, Shining toi même tu coco les bails". Pourquoi pas, donc : tout ça pour dire que je ne partais pas avec de mauvaises intentions ni d'a priori négatif de "C'est la prochaine adaptation leucémique genre Dragon Ball Evolution" ; je ne peux en témoigner moi-même, mais les échos affirmant que les adaptations lives quand bien même nippones étaient ratées ne m'ont pas confortée dans l'idée que la nationalité de ce film-là le rendrait pire (America fuck yeah). Il se trouve que j'avais juste le malheur de connaître le matériau de base auquel je porte assez d'amûr pour l'estimer qualitativement vraiment très beaucoup. Mais j'étais prête, prête à accepter tout et n'importe quoi pour toi, film, et tu as abusé de ma confiance espèce de sale petit bâtard.

Le potentiel de sujets aussi intellectuellement ambigus que proposait Death Note à la base touche ici les bas fond de la réflexion et du cinéma de merde adolescent à "sensations fortes", style Destination Finale et autres I Wish (un film sorti cette année vraiment daubesque et mal chié au passage, allez c'est cadeau). Tout cette approche teen movie est débilisante.
Ça n'engage que moi mais je trouve ce film visuellement vulgaire et spécialement dans chaque scène de mort qui perd toujours de son impact. Je ne parlerai pas des changements esthétiques du manga (ou même de l'anime) au film qui sont souvent assez "meh" du fait de cette différence étrange de pays/décor/culture/propos/personnage/tout/qu'est-cequequoiputain, je m'en beurre comme de ma première chaussette que L soit noir (soit dit en passant il fait très bien l'autiste donc ça colle au personnage) et je ne ferai pas de commentaire sur la coiffure et le jeu dégueulasses de Light — oh oopsie.
Ce qui m'a dérangée tout particulièrement c'est cette hésitation dans le ton ; je pige pas trop ce qu'on essaie de me faire passer avec ce film — si tant est qu'on essaie de me faire passer quoi que ce soit devant cette espèce de perdition cinématographique qui n'essaie même pas une seule foutue seconde — et pourquoi est-ce que Ryuk est introduit dans une scène où l'acteur s'adonne à des pitreries grotesques, et qu'est-ce que c'est mal branlé...

Enfin, voici juste mon avis à chaud et pas une vraie analyse — j'ai encore un minimum de respect pour ma matière grise et je m'en vais aller m'intéresser à d'autres choses pour me laver l'esprit. En ce qui me concerne, film oubliable que je propose de rebaptiser "Louloulou je cueille des pommes". Et je me demande la gueule qu'aurait un remake dans le genre de Ikigami, tiens...

Pour vraiment finir et si vous connaissez pô, je conseille le court-métrage "The American Akira" de Harry Partridge. Surtout pour la réplique : "And the prom's tomorrow!!"

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