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Le grand capital, ce mort-vivant

Avis sur Dernier train pour Busan

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A la croisée des chemins entre The Snowpiercer, World War Z et 28 jours plus tard, le film coréen de zombies présenté au dernier Festival de Cannes n'invente rien mais utilise a bon escient des mécaniques huilées. Évidemment, il faut en premier lieu apprécier les films de zombies assez gore, et pas ceux de Romero de préférence. Dans le cliché moderne du mort-vivant, ceux de Sang-Heo Yeon font des bruits gutturaux, se meuvent de manière ridiculement désarticulée et se mettent à sprinter dès qu'ils voient une proie humaine où planter ses canines. La réalisateur a bien tenté d'intellectualiser tout ca par une critique de la rigidité sociale de la Corée du Sud dans une vision exagérée de l'individualisme à l'excès. Le méchant capitalisme est le Mal incarné à travers un patron du CAC 40 de la pire espèce et du personnage principal qui travaille dans la finance quitte à oublier sa fille pour décrocher le jackpot. Des personnages très caricaturaux qui empêchent toute empathie et nous font finalement observer comme de simples spectateurs la fuite contre la mort. Sur ce point, *Dernier train pour Busa*n ne manque pas d'être pêchu, les temps forts et calmes sont parfaitement dosés et il s'avère bien compliqué de s'ennuyer en dépit des lourdeurs agaçantes de certains protagonistes. Sans parler du point faible évident des zombies que personne ne cherche à profiter plus souvent. Quelques scènes resteront dans les mémoires en nous montrant ce qu'un blockbuster comme World War Z aurait dû faire auparavant avec des moyens bien plus conséquents.

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