Immigratos

Avis sur Desierto

Avatar Jb_tolsa
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C'est José. Il marche en plein désert pour tenter de retrouver sa zouze et son gosse aux États Unis.
Après l'avoir violé et tabassé, puis essayé leur tout nouveau taser sur ses couilles, les gentils représentants des forces de l'ordre américains lui ont gentiment demandé d'aller "chercher bonheur à gauche", plus précisément dans son sale pays de merde qu'il n'aurait jamais du quitter pour venir voler le travail des gentils américains.

Il se retrouve donc au milieu d'une bande de sans abris tous plus pauvres et désespérés les uns que les autres, en pleine steppe aride, à essayer de franchir cette frontière. Y'en a même un qui a essayé de le toucher, mais il avait les mains tellement dégueulasses que José a préféré lui cracher à la gueule.

Pendant ce temps-là, Marcus balade tranquillement avec son chien, dans une vieille Ford aux couleurs ocres, pour profiter du beau temps, tout çà. Son chapeau de Cow Boy vissé sur la tête, les rayons du soleil trempent ses tempes, faisant tomber de lourdes gouttes de sueur sur ses bottes de Cow Boy. Un brin d'herbe en bouche, il se parle à lui même en grimaçant, avec un fort accent Texan : "I LOVE GUNS AND AMERICA" est tatoué sur son bras nu.

C'est qu'il est pas là pour déconner le Marcus. Forcément, il croise la route du pauvre groupe de José, et il se met à les déquiller un par un. D'abord il les fait danser en leur tirant dans les zapatos, et après, headshot sur headshot, il finit avec une super série de points. Quand vient le moment de tirer sur José et les trois derniers par contre, il devient fillette de douze ans doublement borgne. Vachement énervé, Marcus envoie son chien Brutus leur bouffer les couilles, en lui faisant croire que c'est super nourrissant. Pauvre bêtes...

José a les poumons en feu. Il comprend pas ce que ce pays a avec lui. Personne ne l'aime alors qu'il est super gentil et souriant. Il dit à ses trois derniers compagnons "m'en branle maintenant c'est chacun pour sa gueule", la conséquence directe étant que le chien dévore le gros lard vivant. S'en suit une énorme partie de cache cache dans le désert, dans laquelle le chasseur devient le chassé, puis le chasseur, puis le chassé encore, puis le chasseur, puis le chassé, puis le chasseur.

José a l'impression que çà va jamais finir, et nous non plus. Il pisse le sang, ses poumons sont en feux et il a pas bu depuis 12 heures. Il n'a jamais vu man vs wild du coup il est foutu, mais il ne le sait pas encore. Tout le monde est mort, c'est le face à face avec le vilain ouuuuh qu'il est vilain, mais aussi un peu torturé par la guerre probablement... petite musique sifflotante, botte de paille qui passe en arrière plan.

On ne sait pas trop comment, mais c'est José qui s'en sort vivant. Prend çà, America ! dit il en arrachant les couilles du vilain méchant avec les dents.
En marchant dans le désert il se dit que çà fera une super histoire à raconter à ses gosses.

La morale du film, on ne la voit pas, puisque Jean-Michel "fils de" s'arrête sur les première lumières de la ville américaine, mais ce qu'il ne te dis pas, c'est qu'une fois arrivé à LA, la police a raccompagné José à la frontière. Ils avaient un nouveau taser.

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