"Welcome to the land of liberty."

Avis sur Desierto

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Si je vais au cinéma, que j'aime prendre une place sur un fauteuil confortable devant un écran géant, dans l'obscurité, c'est principalement pour m'immerger dans un film à en oublier la réalité extérieure. Si cette introduction est quelque peu exagérée, elle comporte une vérité certaine : pouvoir plonger dans un film est primordial, surtout dans une oeuvre de ce genre.

Desierto nous envoie dans un désert à la frontière entre les Etats-Unis (plus précisément la Californie) et le Mexique. En plus de ressentir la complexité d'un phénomène de société qu'est l'immigration, et de penser à la bêtise de Donald Trump par la même occasion, ce film offre au spectateur la possibilité de plonger à presque se sentir perdu dans l'immensité de sable. On en rêverait presque de se retrouver paumé face à cette merveille de la nature qu'est... la nature elle-même. Le silence assez présent en rajoute une couche, et on ressort de la salle en se demandant si l'on ne vient pas réellement de faire un tour Outre-Atlantique.

Si les personnages ne sont pas développés, on ne le regrette pas : cela conforte d'autant plus le message et l'aspect "chasse" que comporte l'immigration, dans une exagération quelque peu démesurée. On en a presque du mal à avoir de l'empathie pour le premier groupe à tomber sous les balles du redneck sudiste accompagné de son chien plutôt flippant.

L'idée est claire : cette société considère les immigrés comme des sous-hommes, loin de la réalité de ces êtres qui souvent tentent d'échapper à une vie bien difficile. Rejoindre l'Eldorado américain ? Un rêve pour certains, mais une chose inimaginable pour quelques individus qui considèrent qu'un pays leur appartient, alors que c'est l'homme qui a dessiné des frontières qui n'existent pas.

Une chose est sûre : le coup est réussi pour Jonás Cuarón qui nous envoie loin tout en nous laissant si proche de ce que le monde cache réellement. Chapeau !

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