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Detachment par cloneweb

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On n'avait pas entendu parler de Tony Kaye depuis American History X sorti ... en 1999. Près de 13 ans après, il revient donc derrière la caméra pour un nouveau long métrage évoquant le monde de l'éducation et Prix de la Critique Internationale au Festival de Deauville en septembre dernier.

Detachment s'intéresse à l'école donc. Mais plutôt que de se focaliser sur une classe difficile et un prof qui lutte pour la tenir, plutot que d'évoquer frontalement les élèves en difficulté dans un système qui est souvent mal dimensionné pour eux, il s'intéressant aux profs, élargissant le champs de vision à leur vie personnelle et à ce qui se passe chez eux, une fois le portail de l'école refermé.

On va donc suivre un prof remplaçant (Adrian Brody, plus à l'aise là dedans que dans Predators) dans un lycée américain sans doute quelconque. Il a la particularité d'être détaché du comportement de ses élèves, sans doute aidé par sa fonction de remplaçant justement et de n'exprimer quelque chose que vis à vis du monde extérieur. Il va rencontrer au détour d'une rue une très jeune fille qui se prostitue pour survivre et va finalement lui venir en aide, après une certaine réflexion. La jeune fille en question pourrait être l'une de ses élèves, ce qui ne va pas l'aider à être détaché comme il en a l'habitude.
En plus, on verra les coulisses de la vie d'autres professeurs, comme celui dont la femme l'ignore alors qu'il aimerait juste pouvoir parler un peu en rentrant le soir.

Tony Kaye brosse le portrait d'une époque bien sombre, sans doute trop. Si l'ensemble est globalement intéressant, dur parfois on ne peut que regretter deux points.
Le premier, c'est que la réalisation passe son temps à se chercher. Le film est d'abord filmé comme un documentaire mais évolue vers d'autres choses, comme des plans plus classiques, des incrustations d'animations... L'ensemble est beaucoup trop hétérogène pour être agréable.
Le second, c'est que si on en croit le film, il n'y a guère d'espoir et il ne nous reste qu'à nous pendre le soir en rentrant. A part peut-être le plan final qui offre un sourire (mais juste un sourire, pas vraiment un happy end), tout est beaucoup trop noir. Et la vie, la vraie, ce n'est pas ça.

On sort de Detachment sans doute trop triste. Et pour une fois, on a envie de préférer la vie au cinéma.

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