J'ai ri, est ce normal?

Avis sur District 9

Avatar Jules Pedrau
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Quel plaisir de regarder un film dans lequel des extraterrestres n'en ont que faire de la Maison Blanche! Un Johannesburg surmilitarisé et ses townships investis depuis 20 ans par une horde d'aliens aussi frustes que foncièrement drôles. De la nourriture pour chat en guise de repas, un soutif ou une casquette à hélices faisant office de vêtement, des noms anglais et des attitudes humaines, sérieux, on s'esclaffe. Quelle bande de boulets.
Mais attention, clin d'oeil historique: on est en fait dans un apartheid futuriste, Mandela doit manifestement manger des pissenlits par la racine et personne ne semble ressentir la moindre empathie pour ces drôles de bébêtes. Aussi, je m'étonne devant l'absence totale d'humanité chez tous les humains du film. Certes, aussi abject que soit le corps des aliens on s'attache à eux, à leurs enfants, à leur petites mandibules moites et à leur regards de chiens battus. Pas étonnant qu'on ait presque envie de butter les bidasses du MNU et d'aller prêter main forte à ces victimes de l'intolérance généralisée.
Promu en haut de la hiérarchie du département des relations extraterrestres, notre moustachu aussi gauche que ridicule n'est pas attachant à un seul instant. Il est tout bonnement con. Ses multiples apparitions son filmées par une caméra embarquée qui donne au film le sensationnalisme escompté. Et ce qui achoppe ce sont bien évidemment ces scènes d'hosto et de mutations purulentes. Les têtes explosent, les membres partent. C'est un peu loufoque, comme dans Starship Troopers mais en plus terre-à-terre.
Le passage clé de l'histoire, celui qui transmue la note du film en 7 au lieu de 5, c'est l'alliance de nos deux personnages principaux et le gunfight auquel ils se livrent. Le moustachu essaie diverses armes extraterrestres, il s'invente power ranger et monte dans son Zord l'espace d'une fusillade sanglante mais ô combien distrayante.
On est juste déçu de ne pas recevoir une petite carte postale de Christopher et de son chiard, la nostalgie est de mise. L'anti-héro à la moustache serait-il relégué au rang de personnage secondaire et ainsi surclassé par Mister Owens et son beau gilet rouge?

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