Quentin Tarantino, le film.

Avis sur Django Unchained

Avatar Johnson0993
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Je ne vais pas m'attarder sur ce film que j'ai quitté avec un immense vide intérieur. En tant que grand amateur de western, je ne pouvais pas non plus rester là, à me dire "bon tant pis". Je devais partager.

Quentin Tarantino, réalisateur mondialement connu et idolâtré par diverses générations, mais un peu trop par la dernière en date. Dans la queue, j'ai eu le droit à : "C'est Tarantino, ça ne peut être que bien, c'est un Dieu vivant", "Si t'aime pas Tarantino, tu n'y connais rien en cinéma".
Et bien mes cocos, je suis désolé de casser vos idées piochées dans Télérama mais je connais le cinéma, ou du moins les westerns auquel mon ami Quentin essaie de faire désespérément référence.

Oui, monseigneur Q.T. nous balance du titrage à la Sergio Leone, des plans d'ouverture à la Ford. Bien, que ce bon monsieur fasse. Mais par pitié, qu'il ne se sente pas obligé de balancer des pistes de rap au milieu du film et d'utiliser les ralentis à tout va comme on utiliserait un rouleau de PQ en période de Noël. Qu'il cesse aussi ces zooms et dezooms immondes qui ne veulent rien dire sauf "Regardez, je suis Tarantino". Quand on prétend rendre un hommage, on le fait jusqu’au bout, pas 3 secondes histoire de dire « c’est fait » et puis partir en hors sujet complet.

Le problème est que Quentin a vu son égo enfler comme une tumeur d'un paysan de Fukushima. Au final, on se retrouve avec un film fait avec un état d'esprit égal à "Je suis Quentin Tarantino, j'emmerde la règle des 180°, je fais des cuts dégueulasses, je balance du 10ème degré en plein milieu d'une scène sérieuse pour l'intrigue, je finis le film dans une orgie de sang et je fais tout péter sans aucun intérêt scénaristique".
Je ne passerais pas sur Jamie Foxx qui ne sait décidément rien faire à part lancer des regards noirs et poser sa main sur son gun au moindre taunt, et sur le personnage de Christoph Waltz qui n'est rien de plus qu'un gros troll improbable qui voit tout son personnage se casser la gueule à la fin du film "parce que ça fait classe".

La raison pour laquelle mon 2 initial se transforme en 4 est tout de même en reconnaissance au jeu de DiCaprio qui déborde de créativité et de Samuel Jackson qui incarne son personnage avec passion et perfection. Et pour quelques dialogues qui m'ont tout de même arrachés un sourire, je dois l'admettre.

Même avec mon abonnement illimité je me suis senti roulé à la sortie de la salle. J'essayais de relativiser mais Django et Inglorious Basterd me l'ont bien fait comprendre : Quentin Dieu Tarantino n'est rien de plus qu'un gosse avec une caméra à 20.000$. A lui de me prouver le contraire dans un prochain film.

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