Donne-moi des ailes, ce film élèvera-t-il votre âme ?

Avis sur Donne-moi des ailes

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Un autre film animalier, qui milite pour la protection et la sauvegarde d’une espèce menacée : des oies sauvages. En ce moment, il y en a pas mal, vu que cela est bien d’actualité, et si cela peut permettre à des personnes de prendre conscience, et de les alerter, sur les menaces de la vie de la faune et de la flore sauvages, et bien je dis oui, étant une grande amoureuse des créations de Dame Nature. Mais ce film fait-il bien son travail. Eh bien laissez-moi vous conférer mon avis.

Ah Nicolas Vanier, cet homme est tellement connu pour ses prouesses cinématographiques animalières, et cette œuvre n’en fait aucunement exception. Dans ce nouveau film, est relaté l’histoire d’un petit garçon du nom de Thomas, dont son seul intérêt dans la vie est de rester rivé à sa console et son écran, sans savoir ce qu’il se passe à l’extérieur de chez lui. Puis, par le fait que sa mère divorcée, mais en concubinage avec un certain Julien, daignent tous deux se faire un petit séjour, Thomas va être obligé de retrouver son père dans la Camargue. Non enclin à ce séjour impromptu et forcé, il va, au fil de ce dernier, prendre conscience qu’il existe un autre monde, en dehors des jeux vidéo, un monde nouveau, aux animaux qui auront plus que jamais besoin de son amour, de sa protection, et de ses aptitudes au vol, pour espérer sauvegarder leur espèce extrêmement menacée. D’une expérience, aussi insolite qu’inattendue, va en découler un Thomas qui, à jamais, n’aura qu’un objectif : venir en aide, quoi qu’il advienne, à ces aviaires en voie de disparition.

En ce qui concerne l’histoire dans sa globalité, elle retrace tous les soucis, et les clauses, que peuvent impliquer un tel projet, que de vouloir repeupler et réintroduire une nouvelle espèce en lui apprenant un itinéraire de migration qui la préservera des dangers les plus destructeurs, notamment les dangers humains. Cette ligne directrice qui porte toute la diégèse du film, s’illustre davantage comme un documentaire, qu’un réel histoire dotée d’enjeux, de rebondissements, et de péripéties. Cette œuvre tente d’en faire un tantinet, mais cela s’incorpore davantage dans les lois à appliquer et les sanctions si l’on essaie de frauder, dans ce cas-ci, qu’à de réels enjeux. Et, en ce qui me concerne, je trouve que l’idée est excellente, car cela nous présente à quel point un projet de cette envergure est difficile tout en présentant des risques, et qu’il n’y a qu’avec, l’envie, la passion, et l’adoration pour les animaux, que l’on peut y parvenir.

D’ailleurs, cet aspect de courage, de dévotion, et de détermination, il ne fait aucun doute, que Thomas, notre protagoniste principal de l’histoire, nous le démontre à chaque instant. Suite aux enseignements éclairés de son père qui travaille depuis toujours au sein de l’ornithologie et de la protection des espèces menacées, il va tenter lui-même de les réhabiliter dans la vie sauvage, après avoir vécu leur enfance chez son père, en captivité. Pour cela, il va utiliser un prototype créer par ce dernier qui lui permettra de se déplacer à la manière de la plupart des oiseaux : par la voie des airs.

Suite à ce procédé, nous pouvons assister à des scènes paysagères époustouflantes, qui témoignent du travail, du matériel, et de la technique, afin d’aboutir à un film photographiques précis, net, calculé, nous happant dans cette aventure sans vergogne. Les moments de vols sont, bien évidemment, les instants les plus impressionnants avec ces plans en plongé donnant une vue d’ensemble saisissante sur les divers paysages forestiers qui composent le trajet pris par Thomas, pour accompagner ces volatiles, afin de leur montrer leur itinéraire de migration composé par son père. Après, cela va-t-il marcher ? Les oiseaux vont-ils retrouver chemin seuls, aller comme retour ? Vous le saurez en allant voir le film.

Aspect négatif :

Le seul point négatif que j’aurai à souligner, est la lourdeur de certaines scènes, même s’il y a du positivisme derrière, je trouve que l’on aurait pu soit s’en abstenir, soit les réduire, soit leur donner moins d’importance, en en faisant beaucoup moins autour d’elles, le peu qu’on les voit à l’écran. Certes elles égrènent le film, et donc, nous n’en voyons pas souvent, mais elles sont loin d’être discrètes, et je trouve que cela gâche un tantinet, le côté sérieux que veut se donner l’œuvre, en saccadant un chouïa l’immersion de ce voyage que l’on partage avec Thomas.

En ce qui concerne le jeu des acteurs principaux :

Une bonne dynamisme entre Jean-Paul Rouve (Christian, le père de Thomas) et Louis Vasquez (Thomas), au sein de l’avancement de l’intrigue principale. Ils portent vraiment le film et le message souhaité véhiculé, est bien mis en scène. En revanche le rôle de Mélanie Doutey dans celui de la mère de Thomas, m’a un tantinet énervé, la trouvant un peu hébétée vis-à-vis de Thomas, même si elle ne départait pas d’un certain ressort comique, notamment dans ses moments de tristesses et de peines, ce qui peut être bien ironique. Frédéric Saurel, dans le rôle de Bjorn, fait le travail. Il reste un bon soutien et une bonne entraide, indirectement, dans cette entreprise, et permet tout simplement que cette belle aventure puisse débuter.

Les acteurs secondaires :

Les autres acteurs remplissent également leur part du contrat, mais étant donné qu’ils sont moins présents à l’écran, il m’est plus difficile de me prononcer quant à leur qualité de jeu d’acteur au sein de cette œuvre, mais en globalité, ces derniers font bien ce qu’on leur a demandé de faire. Lilou Fogli qui joue le rôle d’une journaliste, a d’ailleurs, elle aussi, l’opportunité de répondre favorablement à ce projet environnemental.

Conclusion

Ce film, qui a eu le soutien de maintes associations en faveur de la faune et la flore, est vraiment à aller voir, selon moi, pour deux aspects principaux : les divers étapes d’apprentissages pour sauver une espèces, et les clauses et papiers à fournir, ainsi que tout ce que cela implique si on tente de frauder, pour témoigner à quel point cela peut être difficile que de réhabiliter une espèce, ce qui permet d'être mis au courant si l'on veut tenter l'expérience, et d'avoir un immense respect pour ces personnes qui se battent chaque jour pour faire perdurer une espèce, et tout simplement, le spectacle qu’offre ce film à chaque instant, ce film étant davantage un tableau à mirer, pour aboutir à une morale écologique incorporée comme il se doit.

Je n’ai envie de terminer cette critique que par une chose qui m’a le plus marqué à la fin du film : « Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants » d’Antoine de Saint-Exupéry qui conclue magistralement ce film, afin de nous emmener en apothéose jusqu’à la dernière minute de visionnage, sous une parole pleine de sagesse, qui témoigne à merveille que notre Terre est une source de partage, pour tous les êtres vivants, puisque nous vivons tous en collectivité, et qui donc illustre bien, en une citation, la préservation impérative de notre biotope, pour les générations futures, dont ce film est un fervent prodige archétypal.

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