C'est l'histoire d'un roumain...

Avis sur Dracula

Avatar Pom_Pom_Galli
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Bon, je dois vous avouer que j'ai eu vraiment très peur pendant la première demi-heure. Dès l'arrivée de cette baltringue de keanue reeves en Transylvanie, Coppola nous impose à peu près 10 clichés à la seconde. C'est comme si il avait pris tous les trucs qui effrayaient le public des années 50 pour les balancer à l'arrache dans son film. Un château sur une falaise, des éclairs, des loups un mystérieux cocher... Bouuuuh que ça fait peur ! Les choses ne s'arrangent avec l'arrivée de Gary Oldman, méconnaissable derrière les 3 centimètres de maquillage et sa coiffure ridicule digne d'un travesti brésilien en pleine représentation d'un show burlesque. Un constat s'impose pendant cette première partie de film. Ça a méchamment vieilli. C'est kitsch au possible et placer des techniques de mise en scène des années 20 n'aide pas vraiment à moderniser l'ensemble. J'attendais de Coppola, qu'il nous donne une version un peu différente des versions de Murnau et de Browning, mais à part quelques paires de boobs par ci par là, on ne peut pas dire que cette version de "Dracula" se démarque vraiment des autres...

Heureusement tout s'améliore par la suite. En fait, à partir du moment ou Gary Oldman quitte son vieux manoir remplie de clichton et abandonne ce vieux look digne d'un déguisement d'halloween raté. C'est aussi là qu’apparaît Anthony Hopkins en un Van Helsing 100 fois plus badass que cette tarlouze en imper' de Hugh Jackman. C'est peut-être le fait de m'être habitué à cette esthétique baroque, mais ce que je trouvait kitsch au début du film, devient étrangement sublime. Les couleurs y sont splendides, de même que la musique et on assiste à quelques scènes qui nous rappelle que Francis est dans la place.
On y découvre des personnages beaucoup plus profond que ce qu'il semblait être au départ. Dracula n'y est pas juste représenté comme un monstre inhumain qui se glisse dans les chambres des jeunes filles pour leur sucer le sang. On ira même jusqu'à éprouver de la compassion pour le bonhomme.
Ce n'est même plus un film d'épouvante, mais un film d'amour avec une petite pointe de gore et d'érotisme.

Et contrairement à cette critique, la fin du film est absolument sublime. Voilà !

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