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Avis sur Dunkerque

Avatar Neo Cosmic M
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Ah !!! Là on est en face d'un grand dilemme. En effet, depuis quelques années, Christopher Nolan fait parti de ses réalisateurs où en quelques films, il a réussi à devenir un de ses réalisateurs qui est capable de faire perdre toute objectivité envers les cinéphiles au vu la qualité de ses films. Il faut reconnaître que la trilogie du Dark Knight lui a propulsé au rang de réalisateur star, au point que les critiques se divisent en 2 catégories : Le fans qui attendent son prochain projet et les détracteurs qui attendent qu'il chute. Cependant, la chute n'a pas vraiment eu lieu tant ses projets pré Dark Knight comme Insmonia, intra-Dark Knight comme Inception et post Dark Knight comme Interstellar ont fait la quasi-unanimité (j'insiste sur le quasi). Bref, son (pour l'instant et avant Dukerque) projet le moins bon est The Dark Knight Rises. Mais voilà Dukerque qui débarque où comme tout le monde je l'attendais avec impatience après 6 mois de blockbuster pas fameux (car à part les films de Super héro qui étaient au minimum moyen à correcte, le meilleur blockbuster non super-héroïque que j'ai noté était...Ghost In The Shell. J'ai du mal à considérer The Lost City of Z comme tel). Du coup qu'en est-il de ce film ? Et bien c'est un cas très particulier

Jamais simple de critiquer un film de Nolan

Déjà, il faut se placer dans mon état d'esprit. Le film, très clairement n'est pas un film où on va dire qu'on va aimer. En effet, je l'ai trouvé un poil soporifique par moment. Mais ce n'est pas vraiment de la faute du film parce que , Nolan oblige, il faut avoir le bon état d'esprit pour aimer le film. Parce que c'est ça Nolan. Ses films ne sont pas fait pour être fun d'amblé. Même sa version de Batman. Ils sont faits pour être immersifs. Et c'est le cas pour ce film. Par des astuces de réalisation toute simple, il nous permet de nous plonger à corps perdu dans la guerre, où ici un épisode particulier à savoir l'évacuation de la poche de Dukerque en 1940 (on va y revenir). Et cela passe par un traitement de l'image particulier. C'est une démarche que j'ai retrouvé dans tous les films de guerres que j'ai vu cette année (que ce soit français ou ailleurs). Dès le début on est plongé dans le film. L'image est soignée, la mise en scène n'est pas inventive mais immersive, les différents points de vue s'enchaîne très bien, la musique de Hans Zimmer (fallait s'en douter) est vraiment tonnante. C'est la vraie guerre. Imaginez la séquence d'ouverture d'Il faut sauver le Soldat Ryan (il faut que je le critique celui là) étendu sur 1 h 46 (Miracle ! Le film est plus court qu'Interstellar !) Et vous avez la puissance du film. L'image est n'a pas de teinte particulière mais les couleurs qui en ressort sont limpides. Nolan veut nous plonger à corps perdu sur une retraite pas voulu. Mais comme je l'ai expliqué, il est un poil soporifique au bout de 20 minutes. J'ai eu du mal à rester captiver tout le long, mais il y a quand même des séquences qui m'ont quand même retenu mon attention. On a affaire à une véritable expérience cinématographique qui nous demande bien plus d'investissement que certains blockbusters de cette année (comme Spider-Man Homecoming si on veut taper sur du récent). Il faut reconnaître que le tournage a été le plus réaliste possible avec les vrais navires, les vrais décors de Dukerque (mais aussi les plans du Royaume - Unis, Pays - Bas et Etats-Unis) et les vrais avions. Bref, tout était réuni pour qu'on est une expérience réaliste et qu'on vive à fond le film. Du coup, on ne peut pas reprocher l'investissement qu'il a eu afin de limiter au maximum les effets numériques. Quant aux personnages. Ok.

Les nouveaux soldats

La plupart des acteurs mis en avant sont des nouveaux dans la profession. Tommy (joué Fionn Whitehead) est le soldat qu'on suit du début à la fin. C'est le jeune premier à qui il lui arrive que des problèmes. Il parle peu mais ses gestes en disent beaucoup. Il tente de survivre à la débandade et essaye de rester en vie. Mais contrairement à un certain Tom Cruise, on sent vraiment qu'il en bave et qu'il ne veut que rentrer en Angleterre. Prendre un débutant comme héro d'une super-production, il fallait oser !

Alex (Harry Styles des One Direction, vous étiez où les fangirls ?) par contre est bien moins avare en parole mais on voit bien que le personnage a de la personnalité et qui a un regard très fataliste de leur déroute, craignant l'humiliation de ses compatriotes.

M. Dawson, capitaine de Moonstone (Mark Rylance) fait parti avec ses 2 fils des navigateurs réquisitionnés pour porter secours aux soldats. Il est accompagné de ses 2 fils Peter(Tom Glynn-Carney) et George (Barry Keoghan) qui trouvera la mort à cause d'un Cillian Murphy traumatisé. Ce qui causera un dilemme moral mais dont la situation va régler.

Enfin on a Farrier (Tom Hardy) et Collins (Jack Lowden) les aviateurs dont le but est de protéger les soldats durant l'évacuation. On suit bien plus le destin de Tom Hardy que de Collins qui devient par la suite un simple témoin. En gros c'est Farrier l'ange gardien de l'armée.

Les autres personnages sont plus secondaires mais on peut compter sur le commandant Bolton (Kenneth Branagh) dont son rôle est de s'assurer qu'un maximum de soldat soit évacuer. Il a un rôle de témoin et de coordonnateur.

Il faut sauver les soldats anglais

L'histoire se focalise sur 3 destins. Un soldat Tommy, un sauveteur Dawson et un aviateur Farrier dans 3 timelines différents qui ne se déroulent pas dans le même rythme. Mais dans le film, ses 3 points de vue de l'opération Dynamo qui est l'opération de la poche de Dunkerque. Je ne sais pas si on l'apprend dans les livres d'histoire (je ne le connais qu'à cause d'une carte de mes livres de Terminale). C'est un style de narration assez inédit et maîtrisée. De plus on en apprend peu mais suffisamment pour connaître l'était d'esprit des personnages et ce qu'ils vont devenir. Ce qui est aussi étonnant est qu'il le fait sans qu'on voit vraiment de soldats allemands (sauf à la toute fin). Tout est fait du point de vue des soldats anglais (en parlant de soldats français, euh, c'était obligé de les distinguer en mettant des tirailleurs sénégalais ?). Tout est fait pour qu'on est une histoire réaliste avec une bonne mise en tension et accrochant (mise à part certains moments où l'histoire fait du surplace). Le film est avare en dialogue mais pas avare en image. Le tout rythmé par la musique tonnante. Et vous savez le plus incroyable, l'histoire ne se résume qu'à un timbre poste. Donc on a un film de Nolan qui n'a pas de scénario compliqué à la Inception ni d'odyssée qui se recoupe à la Interstellar. Juste un film de guerre (le 4e en 2 mois) et de survie, avec son lot de drame et de fatalisme. Parce que 1940, déroute, "drôle de guerre"etc... Une histoire qui nous tient en haleine si on est bien accroché

Tom Hardy va mourir et Cillian s'est enfuit

Fresque de guerre

Bref, ce film est une fresque. Donc après une mise en tension avec The Wall, le super-héroïsme avec Wonder Woman, l'aspect politique avec Churchill, la résistance made in France avec Nos Patriotes et made in Tchécoslovaquie HHhH, voici la fresque nolanienne avec Dunkerque. Un film très impressionnant auquel il faut être prêt car il risque de ne pas convenir à tout le monde. Vous voilà prévenu !

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Dunkerque est une œuvre produite par Warner Bros©, découvrez la Room 237 de SensCritique.

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