👉 On vous partage notre 1er bilan de la nouvelle version de SensCritique.
Continuez à suivre l'avancée du site sur journal de bord.

Comment, bien entendu, ne pas penser à Rio Bravo en regardant El Dorado ? Même réalisateur, mêmes têtes d’affiche, mêmes enjeux, mêmes types de personnages, mêmes situations, même ton, même résolution, mêmes types de décors, etc., font qu’il est difficile de considérer ce film comme une simple variation du classique d’un western tourné à peine huit ans plus tôt. Sauf qu’en huit ans, le cinéma a changé : James Bond a déboulé sur les écrans, Sergio Leone a redéfini les codes du western et de nouvelles têtes d’affiche se sont faits une place au soleil.

Du coup, cette relecture de Rio Bravo s’apparente à un délicieux exercice de style. Howard Hawks, en fin de parcours, réalise un western à l’ancienne avec la star d’hier qui brille toujours, misant sur l’action et l’humour. Une sorte de Rio Bravo solaire, dénué du ton tragique de son modèle, fait simplement pour prolonger le plaisir d’un cinéma appelé à disparaitre. Parfaitement et volontairement codifié, El Dorado est un film positif où les gentils, même s’ils souffrent de quelques maux, triomphent des méchants, où les malentendus s’arrangent, où les amours sont possibles, où les amitiés sont plus fortes que les aléas de la vie.

John Wayne est, bien sûr, totalement à l’aise dans son rôle d’éternel cow-boy au bon cœur, à côté d’un Robert Mitchum (parfait évidemment) capable de se refaire la cerise en 24 heures, d’un James Caan plus convaincant que Ricky Nelson, et des seconds rôles, peut-être moins aboutis que dans Rio Bravo, mais cependant suffisants pour emballer le tout. Si Rio Bravo était un film d’auteur, El Dorado est un film de distraction où Hawks se contente de déclarer son amour à un certain cinéma qu’il a contribué à créer. Et ce cinéma-là, il faut bien l’avouer, malgré ses facilités parfois, on l’aime aussi.

il y a plus d’un an

2 j'aime

El Dorado
Docteur_Jivago
9
El Dorado

Les temps changent... mais Hawks reste fidèle à lui-même.

Pour ne pas devoir affronter son vieil ami le shérif Harrah, Cole Thorntorn refuse un travail consistant à déloger une famille. Mais c'est pour ce même ami qu'il reviendra quelques mois plus...

Lire la critique

il y a 7 ans

28 j'aime

3

El Dorado
Pruneau
8
El Dorado

Encore Bravo

Un western de Hawks avec John Wayne, un alcoolo, un vieux, un jeune puceau et une nana, tous coincés dans une prison, eh ben non ce n'est pas Rio Bravo. Sept ans après, le facétieux Howard s'amuse et...

Lire la critique

il y a 10 ans

25 j'aime

10

El Dorado
Kowalski
8
El Dorado

Pâle copie? Oh que non!

Fin des années 60, période difficile pour les réalisateurs "classiques". Hollywood connaît une mutation qui voit le déclin de réalisateurs tel Hitchcock ou Ford pour laisser la place à de nouvelles...

Lire la critique

il y a 7 ans

23 j'aime

4

Astérix et le Griffon - Astérix, tome 39
Play-it-again-Sam
7

Le retour de la griffe Goscinny-Uderzo

Depuis la reprise de la série par Ferry et Conrad, nos amis gaulois avaient une sacrée gueule de bois. La disparition de René Goscinny avait déjà très sérieusement entamé la qualité des albums même...

Lire la critique

il y a 7 mois

20 j'aime

19

Le Grand Restaurant
Play-it-again-Sam
7

De Funès en salles et aux fourneaux

La première moitié du film est du pur de Funès. Pour une raison, d’abord, bien simple : c’est lui qui a quasiment écrit toute la première partie du film. Ce projet, qui lui tenait à cœur depuis de...

Lire la critique

il y a 9 mois

18 j'aime

9

Les Vikings
Play-it-again-Sam
7
Les Vikings

Par Odin !!!

Ce qui frappe d’emblée ici est le soin apporté à l’ensemble : des décors aux costumes en passant par les paysages, tout semble avoir été étudié à la perfection. L’immersion est à ce titre totale dans...

Lire la critique

il y a 5 mois

16 j'aime

12