le miroir Jaune!

Avis sur Enemy

Avatar H__Dakir_
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Démasquer la réalité, rechercher son âme et sa direction, ordonner les systèmes chaotiques, et résoudre l’énigme existentialiste, sont les quatre piliers moteurs structuraux de la forme de Enemy(2013), et quatre matières élues pour faire l’essence du film en question. La comparaison de la scène introductive avec une de mes préférées : celle de Nocturnal Animals (2016), engendrera des rapports de similarité au niveau artistique et symbolique. Est-ce que cela avait lieu juste parce que Jack prend en œuvre le Leading rôle ? que d’humour !

Le film appartient au genre symbolique, méconnaissable, et déguisé derrière l’histoire apparente. Je laisse donc à vos comptes filmiques le soin d’exhiber des exemples pertinents, et à vous-mêmes l’occasion de décortiquer l’énigme et achever la puzzle ! passons au vif du sujet, le film met en conflit deux caractères physiquement identiques , inversés et opposés au sens métaphysique du terme, le premier étant rationaliste, analytique, penseur, idéologique, solitaire, anti-social, rempli de culpabilité, et qui n’ose pas dire non ; le deuxième étant fraudeur, tortueux, sinueux, infidèle, indiscret, sûr de lui, instinctif, sexuellement obsédé, et qui ne prend pas le « non » comme réponse. Ce ne sont pas les deux versions empiriques de toute personne sur terre ? Oups, je n’avais pas l’intention de spoiler **

Le film a fait couler énormément d’encre ! Concrétiser le dédoublement subconscient a nécessité un jeu d’acteur spécifiquement avancé, et le Cast était sur mesure, Jake Gyllenhaal bascule professionnellement entre les deux rôles, et part toujours des motivations et des caractéristiques intrinsèques des deux personnages pour nous donner un doublé sur écran follement attirant et mystérieux, Sarah Gadon dans le rôle de la mariée, se déplace élastiquement, transitivement, et cohéremment entre la jalousie, le doute, le panique, la méfiance, l’insatisfaction, et l’étonnement , ce qui nuit à la balance relationnelle, dans la mesure ou Mélanie Laurent n’avait pas vraiment assez d’opportunités pour incarner des explosions, et des réactions affectives, et même les moments opportuns n’étaient pas bien exploités. De Ce fait, on était face à un trio déplaisant, efficace, et original, qui se voit interrompu par des actes mal positionnés, et là, l’actrice et Denis partagent la responsabilité.

Indépendamment de l’histoire entre les lignes, l’intrigue principale souffrait trois choses primordiales : Le scénariste donne du sens aux actions (en termes de causalité), en utilisant ses propres pensées, et en les projetant sur des personnages inconvenables ; les personnages se rendent compte tardivement de la réalité des trucs, ce qui indélébilement stupide, parce que c’est là ou on fait recours impérativement à l’histoire symbolique et énigmatique parallèle, chose qui nous conduit à la troisième faille ; c’est que les clés de compréhension prenaient inacceptablement la forme des cours d'histoire en amphi et des indices beaucoup plus sophistiqués !

Les dialogues étaient calqués à maintes reprises, la lumière jaune qui règne l’atmosphère était superbement bien appropriée, et à l’inverse, elle a redonné vie aux plans de séquences noircis.

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