👉 27 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Malgré mon intérêt pour le cinéma asiatique, il se trouve que j'ai pas énormément vu de film issu de ce cinéma. Je me suis souvent tourné vers les œuvres et les cinéastes les plus connus. Ce fut donc la première fois que je voyais un film de Zhang Yimou et c'était vachement bien !

Adapté du roman éponyme, ce film nous conte l'évolution de Songlian dans un concubinage, dont elle a le statut de quatrième maîtresse. Nous allons donc assister aux discussions, aux non-dits et aux relations entourant cette relation.

Le gros point noir du film est son rythme. On a l'impression que le film hésite à vraiment développer l'histoire et ses personnages, ou moins en dire. Des scènes sont de trop, ce qu'il fait que l'on s'ennuie par moment. Mais, en même temps, certaines scènes auraient gagnées à être plus longues pour développer plus de choses. Ces dernières sont malheureusement expédiées. Ce qu'il fait que le film sait pas trop où se situer par rapport au rythme.

Pour le reste, il n'y a rien à reprocher. La mise en scène est d'une incroyable beauté. Chaque plan est cadré à la perfection, ayant chacun une signification. Le film a aussi un côté très sensoriel, jouant sur le son et la musique. Ce jeu sur le son va nous permettre de comprendre le ressenti des personnages. Yimou se permet aussi de jouer sur l'espace, plus particulièrement au niveau du placement des personnages. Ce qui permet à la mise en scène d'embrasser complètement le propos du film.

Ce propos qui est le désespoir des femmes dans les sociétés patriarcal. Nous avons toute cette détresse qui est retranscrite à travers ces personnages. Cette détresse qui va prendre différentes formes. En étant témoin de ce que vivent ces personnages, le spectateur va développer une puissante empathie pour eux. Et tout cela ne serait pas possible sans les performances de chaque actrice présente dans le film.

Pour résumer, malgré l'ennuie que peut développer le film par moment, je conseille aux amateurs de cinéma asiatique de le voir.

Je remercie Flerya Vende de m'avoir conseillé(e) ce film.

TheHateBast
7
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de coeur.

il y a 4 ans

3 j'aime

Épouses et Concubines
eloch
10

La loi du désir

Il y a tout dans le premier plan serré sur le visage de Songlian (superbe Gong Li): les larmes et la détermination. Mais surtout: la fragilité et la force. Tout ce qui va ensuite faire d'elle la...

Lire la critique

il y a 8 ans

22 j'aime

5

Épouses et Concubines
Missdynamite
9

Couloirs et Couleurs

Epouses et Concubines (1991) est le film qui donna une envergure internationale au réalisateur Zhang Yimou - celui-là même qui a orchestré les cérémonies d'ouverture et de clôture des J.O. de Pékin...

Lire la critique

il y a 12 ans

15 j'aime

6

Épouses et Concubines
-Ether
9

En rouge et noir

Epouses et concubines est un film à la symbolique forte, bi-chromé et s'appréhende comme une pièce de théâtre au dénouement que l'on présuppose hautement dramatique par avance. Le film raconte...

Lire la critique

il y a 7 ans

13 j'aime

1

Buster’s Mal Heart
TheHateBast
7

Le mystère reste entier

Pour commencer, je ne connais rien aux productions Netflix, niveau film. Je ne sais pas quels sont leurs standards en terme de production. Cependant, je sais qu'ils piochent dans plein de genre, il y...

Lire la critique

il y a 4 ans

4 j'aime

Épouses et Concubines
TheHateBast
7

Le désespoir des femmes

Malgré mon intérêt pour le cinéma asiatique, il se trouve que j'ai pas énormément vu de film issu de ce cinéma. Je me suis souvent tourné vers les œuvres et les cinéastes les plus connus. Ce fut donc...

Lire la critique

il y a 4 ans

3 j'aime

Le Corbeau
TheHateBast
8
Le Corbeau

Et si Clouzot était lui-même le corbeau ? (Ce n'est pas un spoil)

Étant un grand fan de polar et de thriller en tout genre, c'est bien la première fois que je regardais un film de Henri-Georges Clouzot. Et ce fut une excellente découverte ! On y suit plusieurs...

Lire la critique

il y a 4 ans

3 j'aime