Encore une adaptation réussie pour Stephen Daldry!

Avis sur Extrêmement fort et incroyablement près

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Je vois que j'inaugure le film sur senscritique, alors pour la peine je vais tenter de m'impliquer davantage!

Tout d'abord, il y avait ce que j'avais entendu de ce film. Et ce sont loin d'être des bons échos qui m'ont été parvenus... Entre mes amis qui me disent s'être ennuyés pendant la séance, les internautes qui affirment être restés sur leur faim, les médias relatant avoir été décu connaissant les capacités de Stephen Daldry (le réalisateur) et surtout les Oscars qui, pour la première fois, ne porte pas un grand intérêt à l'un de ses films. S'en suit une bande annonce remplie de bons sentiments accompagnée d'une musique commerciale... très loin de la magnifique bande originale composée par Philip Glass dans The Hours. Je l'avoue c'est avec quelques appréhensions que je suis allée au cinéma voir "Extrêmement fort et incroyablement près"...

Premièrement... l'introduction bâclée. Oskar (le personnage principal) a une personnalité complexe et de ce fait il est difficile de directement rentrer dans son monde et de comprendre sa façon de pensée. Stephen Daldry essaye vite fait de nous décrire les rapports que le concerné entretenait avec son père avant que celui-ci ne décède dans les attentats du 11 septembre. A savoir qu'Oskar est asperger et qu'il a donc des réactions peu conformes aux situations, et dont on a du mal à saisir le sens. On doit attendre d'apprendre qu'il est Asperger pour se dire "ah mais c'était donc cela!" (évidement ceux qui avaient lu le livre avant et qui le savaient déjà ont triché).

Après cette petite confusion, qui ne dure que le temps de l'introduction, voilà qu'on rentre dans le vif du sujet, à savoir la quête pour retrouver la serrure correspondant à la fameuse clé, et je me laisse complètement emportée par la magnifique photographie du film. Sur ce point croyez-moi Stephen Daldry est loin d'être décevant; il a ce don pour filmer les personnages sous des angles particuliers. Oskar, alors que le personnage se révélait peu accessible au début du film, nous devient de plus en plus touchant de par sa persévérance, sa maturité, son côté innocent, mais aussi grâce à la performance remarquable de l'acteur, et l'émotion qu'il dégage tout au long du film (les Américains ont le don de trouver de très bons acteurs parmi les enfants!). Moins surprenant mais tout autant admirable, Sandra Bullock et Viola Davis ont été encore une fois de plus touchantes dans leur rôle respectif.

Pour conclure, je reconnais que le film n'est pas à la hauteur de ce qu'a fait Stephen Daldry au préalable, mais il mérite tout de même d'être vu. Ne vous attendez pas au film du siècle, laissez vous tout simplement emporter par le film et son univers particulier. Et n'oubliez surtout pas vos mouchoirs, moments émouvants en prévisions!

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