Initiative Avengers, partie 2.

Avis sur Fast & Furious 6

Avatar Marty Lost'evon
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L'équipe de Dominic Toretto s'est rangée depuis le casse de Rio. Mais quand l'agent Hobbs vient annoncer à Dom que son ancienne petite amie Lety est bien vivante et qu'elle travaille pour un certain Owen Shaw, chef d'une organisation de pilotes mercenaires aux noirs desseins, il est prêt à reprendre la route avec à la clé l'immunité pour tous...
"Fast & Furious 6" est un film assez formidable. Un blockbuster qui réussit trois exploits.
N°1 : surpasser le cinquième volet, déjà sacrément bien foutu. Si Londres est certes moins exotique que l'était Rio, la mise en scène de Justin Lin donne une allure féroce à chaque course poursuite de nuit et un rythme haletant à une histoire plus intéressante qu'auparavant. Si "Fast & Furious 5" était parfois légèrement alourdi par quelques passages de parlotes un tantinet trop longs, le 6ème film corrige le tir en enchaînant avec un plaisir certain les fossés dramatiques.

N°2 : surpasser la plupart des films d'action de ces dernières années. Y'a pas à chier, dirait Dwayne Johnson : "FF 6" défonce haut la main une bonne partie des gros spectacles pyrotechniques sortis récemment. Les scènes d'action sont absolument dantesques, parfaitement gérées, lisibles tout en restant brutales. Et quand on s'imagine que la grosse artillerie ne reviendra pas, un nouvel obus nous fonce dessus. D'où une poursuite sur l'autoroute espagnole digne d'un grand final suivie... par un autre grand final.

N°3 : réhabiliter le reste de la saga. Bien sûr, la saga jusque là n'était pas vraiment réputée pour ses scénarios. Mais celui de "FF 6" est quand même formidable. Formidable car tous les éléments de la saga sont repris non commes de simples accessoires ou clins d'oeil mais comme des retours vers le passé, et la nostalgie transpire de l'écran. Même si on a pas forcément aimé les premiers épisodes, il y a là un esprit de famille qui, mine de rien, donne toute sa force émotionnelle à une saga qu'on a pas l'impression d'avoir bien connu.

Alors oui, Tyrese Gibson est souvent lourd. Mais c'est parce qu'il est fidèle à lui-même.
Oui, Dwayne Johnson se permet de pointer avec son flingue un colonel dans sa propre base militaire. Mais c'est parce que c'est Dwayne Johnson, quand même.
Oui, Vin Diesel réussit plus de prouesses sur l'autoroute que Captain America dans "Avengers". Mais c'est parce qu'il aime Michelle Rodriguez.
Oui, la piste d'attérissage de fin de film doit faire une bonne vingtaine de kilomètres. Mais celle de "Die Hard 2" aussi.
Et oui, on pense au méchant de "The Dark Knight" et "Skyfall" de temps en temps.
"Fast & Furious 6" est la quintescence du blockbuster hollywoodien. Un hommage aux action heroes. Aux gros bras d'antan. À l'époque où les héros donnaient plus de coup qu'ils n'en recevaient. Où des barbies se trémoussaient à leurs côtés.
C'est n'importe quoi, évidemment. Mais tellement jouissif, dingue et sans prise de tête, que "FF 6" pourrait être le plus bel hommage à Chuck Norris. Et parce que Jason Statham apparaît même à la fin, personne ne me contredira. Ou si peu.

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