Un excès assumé !

Avis sur Fast & Furious 8

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James Wan aura laissé des traces quant à l’avenir de la saga Fast & Furious. Felix Gary Gray n’en tient pas réellement compte afin de lancer sa propre idéologie. Adoptant un scénario souvent facile et un peu aléatoire, le résultat reste essentiellement basé sur le rythme qu’il impose. On revient sur une ambiance plus libérée, au-delà de l’hommage à Paul Walker, qui se trouve ici assez subtil.

Retournons alors dans le cercle familial de Dominic Toretto (Vin Diesel). Lui et Hobbs (Dwayne Johnson) sont au centre de toute attention, comme prévu. La tension est bien présente mais s’essoufle rapidement à cause d’une intrigue gourmande en information. Cependant, il parvient à installer un mystère et un drame. L’émotion est donc à prévoir maias avec une profondeur supplémentaire. Bien que ce ne soit parfois très (trop) bruyant, les scènes de poursuite sont toujours aussi spectaculaires, offrant une nouvelle perspective.

Parlons-nous d’un retour à la source dans ce cas ? Pas du tout. Le scénario défie les opus précédents et vend un héritage bien marqué par la mise en place de protagonistes bien précis. On commence par Deckard Shaw (Jason Statham) qui prend de l’ampleur. Le réalisateur en fait une pièce à part entière de la famille. Il se suffit largement au groupe, déjà rôdé et l’on n’appuie pas davantage sur ses prouesses, dorénavant irréprochables dans l’action. Ce qui peut décevoir, c’est le travail de fond sur ce personnage qui écope d’un reboot complet dans ce nouveau chapitre…

Une nouvelle « trilogie » se dessine alors, intégrant une Charlize Theron (Cipher) un peu légère sur son implication. On en attendait davantage ici, donc on en conclue un futur retour dans les normes. Cependant, la part émotionnelle a le mérite d’être contempler ici, là où tout le mystère règne. Un souci se déclare tout de même, venant d’une mise en scène un peu confuse au début. Malgré tout, on installe les éléments au fur et à mesure, afin de rendre le divertissement plus fluide. Ce qui reste à déplorer c’est l’absence d’humour qui « claque ». Nous sommes déjà sensibilisés à la formule des précédents opus, où chacun apporte sa contribution. Il faudra attendre la chute pour que cela arrive à son apogée et ce n’est malheureusement pas à la hauteur.

Au final, la recherche de l’équilibre semble en bonne voie et « Fast & Furious 8 » confirme une bonne forme. A suivre avec modération.

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