Olive et Tom pratiquent l'automobile

Avis sur Fast and Furious

Avatar Pom_Pom_Galli
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Fast & Furious a été pour moi et pendant longtemps l'incarnation ultime du film de beauf. Et pourtant, je n'avais jamais pris la peine de le regarder. A l'instar de 50 Nuance de Grey ou encore de Twilight, je portais un jugement à un film que je n'avais pas vu, simplement à cause de sa réputation et du public qui a rentabilisé sa sortie en salle. Seulement voilà, 17 ans après la sortie du premier volet, la saga Fast & Furious joui d'une réputation beaucoup plus clémente. Les épisodes 7 et 8 sont bien plus que de simples films de beauf. Ils sont (d'après ce que j'ai pu lire par ci par là) des films d'actions décomplexés et divertissants, destiné à un public beaucoup plus large que le jeune Kévin, 15 ans, fan de tunning, qui fume du shit dans sa chambre.

Du coup, dans un excès de folie, j'ai chopé l'intégral des 8 volet de la saga, bien décider à les regarder un par un et à me faire un avis. Ce fut sans doute la pire erreur de ma vie. Fast & Furious n'a pas volé sa réputation. Il s'agit bien d'un film de beauf. Le film coche toute les case du package "douchebag californien" des années 2000. Les muscles, les voitures fluos, le nu métal... je m'attendais en revanche à un peu plus de bombasse siliconé. La dessus, le film reste étrangement prude. En tout cas, jamais les années 2000 ne m'ont parue aussi loin. Le film a vraiment mal vieilli et j'ai pris un gros coup de vieux en me disant que j'ai connu cette époque qui semble si lointaine.

Niveau scénario, c'est grosso-modo le même que Point Break. Sauf que les douchebag surfeur sont remplacé par des douchebag tunning. Jusqu'ici, pas vraiment de quoi être surpris. Le film est conforme à mes attentes. Là ou j'ai été un peu déçu, c'est dans la réalisation des scènes de bagnoles. C'est quand même là que se trouve le principal intérêt d'un tel film. J’espérais alors qu'un soin particulier aurait été fait pour en faire quelques chose de bandant. Ce n'est pas le cas. Ces scènes ne sont ni rapide, ni furieuse. Les courses censés durer une poignée de seconde (c'est juste une ligne droite), s'éternisent pendant de loooongues minutes. Je me suis même amusé à faire un petit calcul. La première course entre Paul Walker et Vin Diesel dure très exactement 120 secondes. Et on peut voir le compteur de Vin Diesel afficher très clairement un 220Kmh/h. Soit 61 mètre par seconde. La petite bande fan de course urbaine à donc réussi à bloquer 7,3 km de ligne droite en plein Los Angeles avec une petite cinquantaine de voiture. Je pinaille, mais c'est symptomatique du contraste entre la rapidité artificielle de la mise en scène (shaky-cam, montage épileptique) et la lenteur globale de la scène dont le rythme m'a fait penser à Olive et Tom et leur terrain de football de 10 km.
Bref, ces scènes n'ont pas réussi à rattraper la médiocrité global de ce film. Même les scènes de courses du Taxi de Luc Besson sont mieux foutu.

J'ai vraiment du mal à trouver une seul qualité à ce film. Même les figurants sont mauvais. On dirait les PNJ d'un obscure jeu d'arcade. Du coup, je remet sérieusement en question l'utilité de perdre 14h de mon temps à regarder les 7 autres épisodes...

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