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Avis sur Final Fantasy VII : Advent Children

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Quand on regarde Advent Children pour la première fois, on n'y comprend pas grand-chose.

A moins d'être un inconditionnel du jeu vidéo dont ce film est une suite, difficile de se familiariser avec l'univers, les personnages et le contexte (malgré un prologue qui résume assez platement ce qui s'est passé auparavant). L'intrigue a beau être assez simple, celle-ci est menée par des dialogues qui éludent tout élément qui permettrait au spectateur néophyte de s'y retrouver un peu, je cite : "Devine ce qu'on a trouvé ? Rien", "Qui est-il ? - Je préfère ne pas le savoir", etc. En deux mots, premier visionnage = what-the-fuck total.

Et pourtant, quelque chose frappe, prend feu petit à petit.

Déjà, c'est visuellement magnifique. On a l'impression de regarder une longue cinématique de jeu, mais en plus impressionnant. Les combats sont époustouflants, l'image est léchée jusqu'au plus infime détail, que ce soit les textures métalliques des véhicules et des armes ou l'animation des cheveux... Croyez-moi, ce n'est pas tous les jours que la jaquette du DVD ne vous ment pas (oui, le Blu-ray n'existait même pas encore à l'époque alors imaginez un peu !).

Même s'il m'a fallu plus d'un visionnage pour le comprendre, le film puise sa force d'avantage par sa symbolique que par son intrigue. Le scénario n'est qu'une histoire parmi tant d'autres au milieu de l'univers infiniment complexe de Final Fantasy VII (une mystérieuse épidémie de stigmates frappe les habitants d'une cité, en particulier des enfants, tandis qu'un gang de malfrats fait son apparition et sème la terreur). Tandis que l'action est principalement axée sur la trame en question, un aspect plus contemplatif réside dans la psychologie du héros.

Si le film a eu un succès fou, le charisme de ce dernier n'y est certainement pas pour rien. Sorte de chevalier du futur solitaire et ténébreux en surface, version nippone du surhomme nietzschéen en profondeur... Son évolution n'est pas en reste : ou comment passer de l'image d'un type hanté par son passé, feignant l'impuissance face à l'agonie du monde qu'il connait, à celle du Messie héroïque qui trouve le salut et la rédemption dans un ultime combat épique face à sa némésis... qui semble être intrinsèquement une part de lui-même.

La dimension religieuse est d'ailleurs l'un des aspects du film qui m'a le plus marqué, avec ces superbes scènes dans l'Eglise en ruine, la guérison miraculeuse des enfants malades ou encore la réécriture du mythe des Anges et autres monstres de la Bible... De quoi rendre jaloux toute personne susceptible de donner vie à un environnement hors-pair où romanesque et futuriste se côtoient pour un résultat du plus bel effet. Sans oublier la bande-son, contenant de sublimes choeurs qui n'ont rien à envier à du Two Steps From Hell... A côté de cela, l'on savourera d'excellentes reprises des plus célèbres morceaux du jeu original (que j'ai fini par connaître par coeur à force de les écouter), certains remixés en version métal lors de scènes spectaculaires, comme le combat final - qui n'est pas sans rappeler un certain Matrix Revolutions.

Bien que je l'aie découvert et visionné majoritairement au cours de mon adolescence, je dirais qu'Advent Children est un film que l'on apprécie aussi bien en tant qu'adulte, tant l'inspiration de ses créateurs fait mouche tant chez les néophytes dans mon genre que dans l'esprit d'un fan plus expérimenté.

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