La fraternité, c'est si drôle que ça? (éloge du talent)

Avis sur Frangins malgré eux

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Là, je ne peux que m'incliner face à ce film que j'ai vu en VF, VOST, VFQ, versions longue et classique, peut-être une vingtaine de fois. Les personnages/frangins, Dale (John C. Reilly) et Brennan (Will Ferrel) sont pour moi deux figures emblématiques de la comédie américaine des années 2000, de la comédie américaine, de la comédie tout court!

Le film met en scène deux personnages principaux, Brennan Huff et Dale Doback (et sa batterie). Leurs mère et père respectifs se remarient, ce qui va rendre deux adultes de 39 et 40 ans, éternels adolescents vivant encore chez leurs parents, demi-frères. Ce qui, bien sûr dans leur cas, inclut cohabitation : le seul problème, c'est que les deux ne se supportent pas, comportement typique de l'adolescent en pleine crise, une crise qui doit durer depuis un bon moment pour eux.

Ces deux êtres complètement débiles représentent le noyau d'une intrigue pleine de scènes absolument exceptionnelles : du face-à-face dès le premier dîner de famille à la scène finale la plus poignante de l'histoire de l'humanité, en passant par les entretiens d'embauche à deux, en smoking. Et voir des terreurs de bac-à-sable se faire pulvériser, je vous l'assure, ça détend!

Film musical également, on découvre que Will Ferrel a une voix d'ange (et ça, c'est une révélation souvent peu mentionnée en ce qui concerne sa personne, voire inexistante sur sa page Wikipédia), que John C. Reilly est un génie du rythme (oubliez "Whiplash" : là on parle de génie, pas de batteur qui saigne dès qu'il tient des baguettes pendant la moitié du film), et que ces deux-là sont tellement bien dans leur personnage que je me dis que personne d'autre n'aurait pu jouer ces rôles (un peu comme Jim Carrey et Jeff Daniels dans "Dumb and Dumber", dont le taux de débilité dépasse également les 5000 unités).

Comment ce film n'a-t-il pu avoir la reconnaissance qu'il mérite, franchement? L'humour particulièrement "lourd" (beaucoup de pipicaca vulgarités par ci par là) pour certains en est peut être la raison... Mais sûrement pas les techniques de karaté ou d'un art martial alternatif encore non-identifié qui pourraient corriger n'importe quel Steven Seagal, parce que là on ne peut que reconnaître le talent! Surement pas l'interprétation parfaite de Por Ti Volare à en faire verser une pluie de larmes, même au moins fragile d'entre nous, ici l'élève Ferrel surpasse le maître Bocelli (désolé pour lui), une fois de plus on ne peut que reconnaître le talent!

Alors oui, pour moi, la fraternité, c'est drôle si c'est ces deux-là! Parce qu'avec ce film, la comédie pourrie n'est qu'un mauvais souvenir, ce qui est maîtrisé (très peu de choses dans le film en fait) est maîtrisé, et ce qui ne l'est pas appartient au talent, ce qui rend ce film aussi bon à mes yeux!

Ce film enfin louangé, je me sens libre! Merci pour la lecture, et j'espère vous avoir au moins fait songer à prendre des cours de chant ou de karaté, si ce n'est déjà fait.

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