👉 On vous partage notre 1er bilan de la nouvelle version de SensCritique.
Continuez à suivre l'avancée du site sur journal de bord.

Frantz est un homme allemand mort au combat dont la simple évocation hante les pensées de deux familles. L'une allemande, l'autre française. Dans le film de Ozon, contrairement au film de l'Autrichien Ernst Lubitsch (Broken Lullaby) dont il s'inspire, ou de L'homme que j'ai tué, la pièce de Maurice Rostand qui a inspiré Lubitsch, la caméra se place du côté de la jeune femme allemande endeuillée.
Après la mort de son fiancé lors de la première guerre mondiale, Anna se rend sur la tombe de Frantz. Seulement, depuis quelques jours, elle est fleurie par un français. La rencontre entre l'ami de Frantz et la fiancée de Frantz créée de multiples rebondissements. Toute l'histoire se construit à travers des mensonges qui par leur révélation en créent d'autres. L'entre deux guerre est un bouillon de haine, de fêtes et de non-dits très bien retranscrits par Ozon. Une période pendant laquelle le pacifisme n'a pas tant sa place.
De même pour l'utilisation du noir et blanc, à la fois justifiée par les images que l'on connaît de l'époque mais aussi pour souligner la fadeur et la tristesse de ces moments de vie. Néanmoins, sans rien révéler, il est possible de dire qu'Ozon sait toujours aussi bien mettre en valeur les couleurs et ses acteurs. En effet Paula Beer illumine le film par son jeu et sa candeur. Pierre Niney amène à la fois les moments les plus drôles et les plus sombres du film.
On ne peut être indifférent à ce film qui amène le spectateur vers une grande palette d'émotions.
Une très belle histoire d'amour, sans laquelle l'imagination et le besoin de vivre éprouvés dans les années 1920 ne seraient rien. Néanmoins l'histoire reste quelque peu convenue même si cela ne tombe jamais dans un surplus de mélodrame larmoyant. Peut être parce que, Ozon, ne se cantonne pas à un genre en particulier, mais mélange les codes de la fresque historique, du drame bourgeois, du film "d'époque" et du théatre.

Echaper
8
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les meilleurs films français de 2016

il y a 5 ans

6 j'aime

4 commentaires

Frantz
Mil-Feux
6
Frantz

Interminable deuil

Avant tout mitigé, perplexe et pas entièrement convaincu, me voici un peu embarrassé face à ce dernier projet de François Ozon, qui, osons le dire, n'est pas totalement clair et fait du sur-place...

Lire la critique

il y a 5 ans

51 j'aime

8

Frantz
eloch
7
Frantz

" Le vent se lève, il faut tenter de vivre"

Si l'on devait ajouter une couleur à la palette de François Ozon, une teinte qu'on ne lui connaît pas, ce serait celle de la subtilité ou du moins de la sensibilité. Le ton qu'il adopte dans Frantz...

Lire la critique

il y a 5 ans

39 j'aime

11

Frantz
Behind_the_Mask
7
Frantz

La difficile étape du deuil

Difficile de parler de Frantz et de porter un avis sur le film sans déflorer les tenants et aboutissants de son intrigue. Oh, rien de renversant, pas de twist de la muerte en vue. Non, rassurez-vous...

Lire la critique

il y a 5 ans

29 j'aime

10

Willy 1er
Echaper
7
Willy 1er

Caudebec City

Daniel Vannet, est un homme comme tout le monde. Un jour il ira à Caudebec, un appartement il en aura un, des copains aussi et puis un scooter. Et il vous emmerde. A moins que ce ne soit Willy ...

Lire la critique

il y a 5 ans

17 j'aime

1

Jackie
Echaper
8
Jackie

Autopsie véritable du renouveau.

22 Novembre 1963 : John F. Kennedy, 35ème président des Etats-Unis, vient d’être assassiné à Dallas. Sa veuve, Jacqueline « Jackie » Kennedy, tente de se ressaisir. Elle a quatre jours pour préparer...

Lire la critique

il y a 5 ans

9 j'aime

4

Mademoiselle
Echaper
9
Mademoiselle

Doux et sucré.

Apres Old Boy (Grand Prix à Cannes 2004), Lady Vengeance, Thirst et Stoker, le réalisateur coréen Park Chan-Wook revient avec une oeuvre surprenante et sublime. Après Stoker, et son excursion dans le...

Lire la critique

il y a 5 ans

9 j'aime

3