👉 20 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Premier succès majeur de William Friedkin, French Connection trouve son origine dans le livre éponyme de David Moore, s'inspirant de l'enquête bien réelle des policiers Sonny Grosso et Eddie Egan survenue entre les années 60 et 70. Blindé de récompenses, le film connaîtra un succès public et critique retentissant, propulsant son cinéaste momentanément sur orbite.

S'inspirant tout autant de son expérience dans le documentaire que du cinéma européen, William Friedkin va, grâce à French Connection, bouleverser complètement le genre du film policier. Si quelques productions du genre avait commencé à utiliser une violence plus graphique, à instaurer une ambiance plus trouble, Friedkin va dégraisser au maximum son film d'éléments hollywoodien, afin d'accoucher d'une oeuvre sèche, presque anti-spectaculaire et loin de tout glamour.

Collant au plus prêt de la réalité (les deux flics jouent d'ailleurs dans le film), William Friedkin capte la ville de New York dans tout ce qu'elle a de plus crade, de plus tentaculaire, en fait un personnage à part entière, réceptacle de tous les vices et témoin d'une traque implacable. Parfaitement documenté, le metteur en scène décrit avec force et énergie chaque étape de l'enquête, repousse l'action au maximum, accélère doucement mais sûrement avant de nous coller à notre siège jusqu'à une conclusion abrupte.

Célèbre pour sa fameuse course-poursuite dont les plans en vue subjective auront été réalisés sans filet par un Friedkin mettant en danger sa propre vie et surtout celle des autres (le bonhomme regrettera d'ailleurs plus tard cette décision), French Connection est surtout une description passionnante d'une longue affaire complexe.

Une oeuvre incontournable qui aura, par son mélange de réalisme, de dynamisme et de stylisation, ainsi que par son interprétation exemplaire (Gene Hackman est prodigieux dans un rôle qu'il aura eu du mal à cerner, parfaitement épaulé par son complice Roy Scheider), hissé le genre auquel il appartient à des cimes rarement atteintes.

Gand-Alf
9
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de coeur et l'a ajouté à ses listes Un film, une scène., Vus au cinéma., Last action heroes., Petites séances avec ma blonde pas vraiment blonde. et Les meilleurs duos de flics au cinéma

il y a 6 ans

27 j'aime

French Connection
DjeeVanCleef
9

♫♫ Il porte un chapeau rond, vive le gros con ♫♫

Marseille(s), son soleil, son port, son linge qui sèche aux fenêtres, ses pubs Ricard et ses loufiats qui complotent, où tu rentres chez toi, sautillant, sifflotant, une baguette sous le bras, et où...

Lire la critique

il y a 8 ans

68 j'aime

4

French Connection
Alexis_Bourdesien
8

C'est vieux mais c'est bon

J’ai honte, oui je dois l’avouer… Depuis longtemps fan de films de gangsters, passion qui a débuté avec les Incorruptibles de De Palma et les différents Scorsese. Je n’avais encore jamais vu French...

Lire la critique

il y a 9 ans

54 j'aime

8

French Connection
Docteur_Jivago
9

All right, Popeye's here!

Alors qu'il est en train de surveiller un riche criminel français à Marseille, un policier se fait froidement assassiner. Dans le même temps, à New York, deux flics des narcotiques connus sous le nom...

Lire la critique

il y a 6 ans

53 j'aime

15

Gravity
Gand-Alf
9
Gravity

Enter the void.

On ne va pas se mentir, "Gravity" n'est en aucun cas la petite révolution vendue par des pseudo-journalistes en quête désespérée de succès populaire et ne cherche de toute façon à aucun moment à...

Lire la critique

il y a 8 ans

264 j'aime

36

Interstellar
Gand-Alf
9
Interstellar

Demande à la poussière.

Les comparaisons systématiques avec "2001" dès qu'un film se déroule dans l'espace ayant tendance à me pomper l'ozone, je ne citerais à aucun moment l'oeuvre intouchable de Stanley Kubrick, la...

Lire la critique

il y a 7 ans

246 j'aime

13

Mad Max - Fury Road
Gand-Alf
10

De bruit et de fureur.

Il y a maintenant trente six ans, George Miller apportait un sacré vent de fraîcheur au sein de la série B avec une production aussi modeste que fracassante. Peu après, adoubé par Hollywood, le...

Lire la critique

il y a 7 ans

206 j'aime

25