La tristitude… c’est marcher pied-nu sur ce qu’il reste de Glass

Avis sur Glass

Avatar Erica Jacks
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Glass est la suite de Split. Le 3èeme opus de la « trilogie » qui a débuté avec Incassable. Est-ce qu’on peut appeler ça une trilogie ? Pas vraiment. D’ailleurs Glass est le seul des trois films qui est besoin d’au moins un des deux autres pour être compris. Il se revendique véritablement comme une suite et une conclusion.
Et je dois avouer que la conclusion est décevante. Il faut dire que la barre avait été placée haut, très haut.
Le sujet : Et si les super héros et les super vilains existaient réellement, qu’en serait-il ?
Dans Incassable, on découvrait David Dunn, l’homme qui résiste à tout, aucun accident ne peut le tuer. Il fait la rencontre d’Elijah Price, un homme atteint de la maladie des os de verre qui cherche son opposé en la personne de Dunn.
Split nous raconte l’histoire de Kevin Crumb, un jeune homme qui est en réalité toute une multiplicité de personnalités, dont la plus cruelle : la bête. Il enlève des jeunes filles pour les livres à la bête. Ce film n’a, à première vue aucun rapport avec Incassable. Et pourtant, une toute petite scène nous laisse entendre la rencontre entre Dunn et Crumb.

Dans Glass, nous suivons David Dunn, lancé à la poursuite de Kévin Crumb. Mais alors qu’ils sont en train de se battre, les deux hommes sont arrêtés et emmenés dans une clinique psychiatrique privée. Ils y sont les trois seuls prisonniers avec Elijah Price, alias Mister Glass.
Au bout d’un moment, les trois hommes sont rassemblés en thérapie, avec une médecin qui veut leur faire comprendre que tous les pouvoirs qu’ils croient avoir sont dus à des problèmes psychologiques.

J’attendais beaucoup de cette conclusion et je dois dire que je suis assez déçue. Disparue l’ambiance sombre, style Batman 90 d’Incassable. Disparu l’horreur et le suspense mêlés de curiosité morbide de Split. Au début, j’ai pensé que Glass serait un huis clos, ensuite j’ai pensé que ce serait un film d’évasion et puis finalement, comme tout ce que fait M. Night Shyamalan, c’est assez indéfinissable.
Je ne dis pas que c’est un mauvais film, je dis simplement que le dénouement qui est offert est finalement assez décevant à mon avis.
La scène de fin est absurde à mes yeux parce qu’elle ne montre rien finalement. On est dans un monde dans lequel les héros n’existent pas aux yeux du grand public. L’objectif de Glass est de prouver que les gens extraordinaires existent et il organise donc le combat final pour montrer à la population que ces personnes existent. Sauf que ce sont des images filmées… donc elles peuvent être montées et retouchées. Finalement ce qui est le plus absurde c’est que les gens croient effectivement qu’il existe des personnes avec des pouvoirs…

Alors que le suspense était à son comble avant la sortie de Glass, tout retombe à plat. La conclusion épique tant attendue ne vient pas.
Finalement je trouve que ce film ressemble à la vie. Tout le monde croit qu’il aura une mort exceptionnelle alors qu’on mourra tous dans un souffle anonyme.

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