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Glass par LuluCiné

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Glass vient donc sonner le glas d’une trilogie menée sur le tard. Là où Incassable donnait une autre allure au cinéma de Shyamalan, pas un film que j’aime dans sa filmographie mais néanmoins prenant une forme plus engagée sur la notion du super héros bien avant l’avalanche des films Marvel ; et Split s’inscrivant comme un entre-deux par son twist final annonçant le retour de David Dunn (Bruce Willis). Split est à mon sens aussi bancal, et pour le coup mon scepticisme suit avec le dernier opus de la trilogie, qui lui perd carrément mon intérêt.
Le retour de Kevin et de sa clique vient renforcer l’atout que tout le monde louait lors de la sortie de Split, à savoir la performance de James McAvoy. Celle-ci commence à se déliter à force de répétition, surtout lorsqu’on nous ressort les mêmes personnalités, oubliant encore une fois une grande partie des 23 autres. Shyamalan se repose donc sur ses lauriers en exposant Kevin, David et Elijah comme seul prétexte pour faire un film de super héros.
Pourtant le début, bien que bancal dans l’adhérence du spectateur, soulève la question du doute quand à la possibilité de l’existence de ces super héros. Par le biais de la psychiatre on déconstruit donc tout un mythe mis en place 20 ans plus tôt, tout en relayant les films de super héros au placard par une logique implacable de cerveau lésé. A ce moment là on pense donc assister à un revers, quelque chose nous titille jusque dans la mise en scène, toujours maîtrisée pour mieux renverser les idées du spectateur.
Mais Shyamalan cède aux sirènes d’Hollywood en faisant le choix de Marvel, et c’est finalement là qu’il me perd totalement. Je regarde alors perplexe ces combats moult fois vus pour me poser la question sur l’intérêt d’une telle trilogie ?
Le point commun reste que c’est l’ idée de départ qui prime : un homme survit miraculeusement au déraillement d’un train, un schizophrène évolue entre ses 23 personnalités, un homme soumit à la malchance se convainc de détenir la vérité sur le mythe des comics jusqu’à la possibilité que tous soit atteint d’une lésion du cerveau. Pour finalement faire basculer le spectateur dans une autre mythologie, plus ou moins surnaturelle (ce qui ne dérange guère dans le cinéma de Shyamalan) mais qui tente vainement d’amener le super héros sur ses plates bandes sans parvenir à me convaincre de la force de son propos. Et sa vision d’Arkham City ne viendra certainement pas nous aider à comprendre comment cet asile de fou n’est pas plus surveillé ou équipé pour mieux gérer les situations délicates. Sans oublier son twist, rageant et dérangeant.
L’ennui s’est installé entre nous, espérons que le prochain film viendra redonner du piquant à son cinéma à mes yeux, je précise, uniquement à mes yeux.

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