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Pour les adeptes d'explosions et de rien d'autre...

Godzilla est un monstre légendaire dont j’ai le sentiment d’avoir toujours connu l’aspect général – un dragon géant – mais connaître réellement la mythologie qui l’accompagne. Mon premier lien cinématographique avec ce personnage est contemporain de la sortie en salle de l’opus éponyme réalisé par Roland Emerich. Je garde un souvenir précis de l’affiche que je croisais régulièrement dans les couloirs du métro. Malgré cela, mon premier opus contant les aventures de ce monstre vu dans une salle obscure reste la version de Gareth Edwards datant de 2014. J’en étais sorti peu enthousiaste. Je trouvais que le film souffrait de la comparaison avec les autres grosses productions du même genre. C’est pourquoi, je n’ai jamais réellement envisagé d’aller découvrir au cinéma *Godzilla II – Roi des monstres*. Néanmoins, je ne me suis pas interdit pour autant de le regarder récemment à la télévision lors d’un moment de libre…
Le site Allociné propose le synopsis suivant : « L'agence crypto-zoologique Monarch doit faire face à une vague de monstres titanesques, comme Godzilla, Mothra, Rodan et surtout le redoutable roi Ghidorah à trois têtes. Un combat sans précédent entre ces créatures considérées jusque-là comme chimériques menace d'éclater. Alors qu'elles cherchent toutes à dominer la planète, l'avenir même de l'humanité est en jeu… »
Pour revenir rapidement sur le premier épisode, j’en garde peu de souvenirs marquants. Je me rappelle avoir assisté à des scènes très spectaculaires. Par contre, le scénario était pauvre. Peu de rebondissements, des personnages peu travaillés… Tout cela avait abouti à un faible investissement émotionnel dans l’intrigue. J’étais resté spectateur de l’action et avait finalement oublié assez rapidement l’histoire en sortant de la salle. Je n’avais donc pas d’attentes excessives de cette suite. Heureusement, vu le résultat…
L’intrigue est simplissime à l’extrême. Des monstres sont libérés pour générer un nouvel équilibre sur Terre. Suit alors une succession de combats et d’explosions, assez spectaculaires je l’accorde sans mal. Le suspense est inexistant. Les personnages sont manichéens et prévisibles. Je dois bien avouer que je n’ai ressenti aucun intérêt pour les enjeux narratifs. Le dénouement était prévisible et donc dénué de suspense. Je me doutais bien que ce film ne donnerait pas lieu à un scénario mémorable mais cela n’empêchait pas de faire quelques efforts d’écriture malgré tout.
Quelques personnages gravitent autour des grosses bestioles. Les trois principaux sont issus du même noyau familial. Mark et Emma sont les parents séparés de la jeune Madison. Tout est prévisible. Le père est celui qui occupe le plus de place. Ses réflexions semblent être celles qui découlent le plus du bon sens. La mère est une idéologiste qui oscille entre le rôle du sauveur ou de la méchante. Sa personnalité est dénuée de réelle profondeur. Quant à leur fille, elle est anecdotique. Les autres protagonistes restent extrêmement secondaires malgré le sentiment que certains possédaient un potentiel inexploité. Il apparaît évident que le développement de tout ce petit monde n’était absolument pas une priorité dans ce film qui s’avère être au final qu’une succession de batailles.
Comme je l’ai suffisamment dit, le film ne vaut que par ses scènes d’action. Sur ce plan-là, le spectacle est au rendez-vous. Les combats sont impressionnants et le gigantisme des protagonistes bien rendus. On se sent tout petit ! Néanmoins, la dimension répétitive des batailles et l’absence de réel enjeu autre que de voir tout ce petit monde se taper dessus lassent et ne sauvent pas un ensemble qui de toute façon pouvait difficilement l’être…
Pour conclure, *Godzilla II – Roi des monstres* est un film oubliable. Le scénario est bâclé et se contente d’enchainer les explosions et les destructions. Malgré la dimension spectaculaire de l’ensemble, je ne regrette pas de ne pas être allé le voir au cinéma. J’aurais eu le sentiment de perdre mon temps…
Eric17
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