Grand Chelem.

Avis sur Goldfinger

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James Bond is back in action ! Premier chef-d'œuvre de la franchise et troisième interprétation de Sean Connery (Pas de printemps pour Marnie, La Ligue des gentlemen extraordinaires) dans le smoking de l'agent double zéro sept. Nouvelle mission de choc pour l'agent 007 qui doit terrasser un puissant magnat de l'or malveillant qui projette de s'attaquer à Fort Knox, la réserve d'or américaine. Pour mettre en images ce troisième chapitre de la célèbre saga d'espionnage, les producteurs Harry Saltzman et Albert R. Broccoli (EON Productions) font appel au cinéaste Guy Hamilton (Au fil de l'épée, Remo sans arme et dangereux), connu surtout pour avoir réalisé quatre films de James Bond entre 1964 et 1974, deux avec Sean Connery puis deux avec Sir Roger Moore dans le rôle-titre de James Bond (Les diamants sont éternels, Vivre et laisser mourir et L'Homme au pistolet d'or). Reposant sur le septième roman des aventures littéraires de l'agent secret de Sa Majesté écrit par le romancier Ian Fleming en 1959, qui fut nommer à sa sortie française, Opération Chloroforme ! Goldfinger met l'accent sur les éléments caricaturaux qui sont et seront malgré tout la marque de fabrique de la série. L'antagoniste fou de pouvoir et son plan maléfique visant à dominer le monde, qui dans la saga d'espionnage ouvre la voie à des records d'infamie pour occuper la Terre, les mers et même l'espace ! Au budget conséquent de 2,5 millions de dollars de l'époque, les nouvelles aventures de l'espion britannique de 1964 mènent de la Suisse aux États-Unis pour un incroyable succès en or massif de presque 125 millions de dollars de recette mondiale. Bond prend de l'ampleur, le succès aidant, le budget enfle et permet aux producteurs d'engager des acteurs connus pour affronter Connery. C'est le cas de l'acteur allemand Gert Fröbe (Le Diabolique Docteur Mabuse, Liés par le sang) qui incarne Auric Goldfinger, le golfeur milliardaire qui n'aime que l'or. Pour interpréter le rôle de la pilote personnelle de Goldfinger, Miss Galore, c'est Honor Blackman (Jason et les Argonautes, Cockneys vs Zombies), qui jouait la partenaire de John Steed, un autre espion de la célèbre série télévisée britannique de l'époque, Chapeau melon et bottes de cuir. Si ce fut la première vedette du show à apparaître dans un épisode de James Bond, ce ne fut certainement pas la dernière. Diana Rigg et Joanna Lumley, les remplaçantes dans la série sont toutes les deux présentes dans Au service secret de Sa Majesté en 1969 et Patrick Macnee est lui présent dans Dangereusement vôtre en 1985. Si on n'a pas retenu le nom de la James Bond Girl, Shirley Eaton (Trois hommes dans un bateau, Sumuru, la cité sans hommes), on se souvient de son rôle, Jill Masterton, la célèbre victime à l'or fin.
Le reste du casting se compose d'Harold Sakata (Barbouze chérie, Bruce contre-attaque), Tania Mallet dans son unique film, Martin Benson (Cléopâtre, La Malédiction), Bernard Lee (Plus fort que le diable, Scotland Yard contre X), Cec Linder (Drame dans un miroir, Cité en feu), Lois Maxwell (Lolita, Vengeance secrète) et Desmond Llewelyn (Cléopâtre, Chitty Chitty Bang Bang).

Choisissez avec soin votre prochain mot d'esprit, Mr Bond, il pourrait peut-être être le dernier...

Espion de charme et patriote désinvolte mais redoutable, James Bond est chargé d'une nouvelle mission. Ses supérieurs lui ont demandé de surveiller de très près les agissements de Goldfinger, un homme d'affaires international dont les spéculations sur l'or inquiètent les États-Unis. Bond rencontre Tilly Masterson, dont la soeur Jill a été tuée par Goldfinger. Ensemble, ils tentent de mettre à nu les sombres combines du millionnaire. Mais celui-ci se révèle un adversaire de poids. Il fait éliminer Tilly et capture James Bond, qu'il projette d'assassiner en le découpant en morceaux à l'aide d'un rayon laser. C'est sous-estimer l'intelligence et la bravoure de 007...

Espériez-vous que je parlerais ?

Non monsieur Bond, j'espère que vous mourrez !

L'ignoble Auric Goldfinger va-t-il découper Bond au laser ! C'est dans cette fameuse scène anthologique, Goldfinger s'apprête à torturer 007 au laser à l'entrecuisse, une scène reprise dans bon nombre de films d'espionnage, y compris dans Meurs un autre jour. C'est le chapitre de tous les succès, premier chapitre à plus de 100 millions de dollars, il est aussi celui du premier Oscar, attribué à Norman Wanstall pour les meilleurs effets sonores. La chanson-titre Goldfinger composée par John Barry, écrite par Anthony Newley et Leslie Bricusse, interprétée par chanteuse Shirley Bassey devient un immense tube. Une bande-originale qui a établi la norme de toutes les chansons qui suivirent.
Et il y a aussi l'Aston Martin DB5 qui devient l'un des véhicules les plus célèbres de l'histoire du cinéma. De par son artillerie de gadgets high-tech ; la plaque d'immatriculation rotative, les mitraillettes dans les phares, le siège éjectable, les essieux tranchants… Cette trépidante aventure filmée dans les studios Pinewood, écrite par les scénaristes Richard Maibaum et Paul Dehn sert de faire valoir au Commander Bond, agent secret invulnérable qu'il affronte un laser industriel, la brute à tout faire Oddjob et même une bombe atomique prête à exploser, il est quasiment certain que 007 s'en tirera avec une pirouette scénaristique et un bon mot qui le caractérise. Le James Bond de Goldfinger est la quintessence de la décontraction avec un sens du style qui restera le propre du personnage pendant plus de cinquante ans.

The End Of Goldfinger

But James Bond Will Be Back In Thunderball

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