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Michael Mann poursuit ses ballades dans les ambiances nocturnes, sortant par contre cette fois de son cadre habituel étasunien, pour élargir ses horizons. Il s’inscrit aussi plus dans son époque que Collatéral ou Miami vice, puisque les figures intemporelles de flic badass et de tueurs solitaires laissent leur place à des spécialistes en sécurité informatique, qu’ils soient des « gentils » ou des « blackhats », titre original du film.

De façon plutôt surprenante, Chris « Thor » Hemsworth est plutôt à son aise dans le rôle et les seconds rôles tiennent la route. De la même façon, le travail sur les ambiances de Michael Mann progresse encore et, le voyage aidant, se diversifie.
Entre Hong Kong, Jakarta et Kuala Lumpur les pérégrinations de nos héros se font toujours suivies par une caméra au top de forme, photographiée très proprement, et dans des décors choisis avec soin. Hong Kong en particulier est particulièrement bien rendue, que ce soit dans les grandes tours de verre et d’acier ou dans les quartiers plus calmes.

Par contre un point noir, le principe du thriller, pour éthéré qu’il puisse être par moment, est tout de même d’embarquer le spectateur dans une histoire un tant soit peu haletante, accompagnée d’un suspens prenant. Ici, Mann est tellement concentré sur sa caméra et le grain de l’image qu’il oublie un peu de se concentrer sur l’histoire. Du coup nous aussi, parce qu’on a du mal à s’astreindre à suivre l’histoire.

Dommage, parce que la toile de fond globale, la sécurité informatique, la coopération sino-américaine, il y avait de quoi s’amuser et pondre quelque chose de plus intéressant. Dans une période où les médias et les sites gouvernementaux se font pirater, où les leaks en tout genre sont devenues monnaie courante, Mann aurait pu s’inscrire dans une veine Anonymous ou Julian Assange. Mais on se retrouve avec un méchant mégalomaniaque à la James Bond qui met à son service des mercenaires apatrides.
Ce décalage fait que l’histoire, on s’en fout un peu. Et ça donne au film un côté exercice de style un peu vain, puisqu’au service de pas grand-chose.

CorwinD
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