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Film français assez gore qui divise, mais qui tranche et sectionne aussi, Haute Tension - et en particulier sa petite surprise de derrière les fagots - fait aujourd'hui encore couler un peu d'encre rouge...

Faut dire qu'Alexandre Aja on n'a pas trop envie de l'aimer à la base, "les fils de" sans talent y en a vraiment marre... Sauf que lui n'en est pas dépourvu, et il en a même beaucoup plus que son père - Alexandre Arcady. Et comme en plus le film de genre français se trouve plutôt à la ramasse depuis des lustres, on n'est pas vraiment en position de faire la fine bouche...

Petite frayeur à l'entame du film cependant, mais pas celle qu'on était venu chercher : elle fait quand même sacrément "amateur" cette petite virée campagnarde en 206, direction la maison de chez papa-maman. Les pauvres dialogues mal débités par les deux actrices (Cécile de France et Maïwenn) font peine à voir... Une première scène en camionnette éveille heureusement notre curiosité, mais rien de bien excitant. Surtout que bon, on nous balance des petits sons inquiétants voulant faire monter la tension, sauf qu'ils se révèlent globalement vains et maladroits...

Enfin, Cécile se couche, Cécile se touche, sur du reggae, et on sonne à la porte. Intéressant. La première scène gore se vautre d'un point de vue réalisme, mais l'ambiance et le suspense commencent tranquillement à s'installer... C'est encore mi-figue mi-raisin, mais lorsque arrive la scène assez terrible de la penderie, le film décolle vraiment, et très haut même ! Et la tension ne baissera plus d'un pouce en dehors de quelques facilités scénaristiques un peu gênantes (le coup de la bagnole qui ne démarre plus, c'est bon quoi...).

C'est assez dingue d'ailleurs à quel point le film bascule, la musique d'ambiance devient extrêmement efficace, Cécile de France se réveille et offre un jeu physique très intéressant. Maïwenn ne fait pas grand-chose, la pauvre, mais assure bien sur le final. Et puis voilà quoi, le personnage du vieux pervers sexuel (Philippe Nahon) habillé en garagiste, la casquette et les bottes qui frottent le sol de manière si stressante, fonctionne à merveille. La lenteur étant l'un des ressorts préférés de l'angoisse.

Enfin, parlons de ce twist : moi je le trouve très réussi et me suis fait avoir comme un bleu. J'ai lu quelques critiques et ça me fait marrer les types qui prétendent l'avoir vu venir à des kilomètres et qui dans un second temps le trouve totalement incohérent... Faudrait savoir les mecs ! :o

Après, je trouve tout à fait recevable celui s'énervant de l'usage pratique de la schizophrénie pour justifier tout et n'importe quoi. Mais c'est ça qui est beau justement ! Pour le cinéma... D'ailleurs, tout peut trouver une explication si on se creuse un peu : perso je pense qu'elle n'est jamais entrée dans cette maison avant ses méfaits, mais qu'elle connaissait son emplacement par sa copine, ce qui expliquerait la première scène de la camionnette où elle se prend déjà pour ce vieux nécrophile ; on remarque aussi qu'elle se voit perpétuer chacun de ses crimes (en haut de l'escalier, dans la penderie, par la fenêtre, planquée dans la station, etc.) ; la voiture jaune n'a jamais existé évidemment, d'ailleurs elle n'explose même pas ; et enfin, le combat entre elle et son double peut tout à fait n'être que psychique, chacune de ses deux personnalités tentant de prendre le pas sur l'autre. Etc. Bon, après, c'est clair que s'est un peu tiré par les cheveux. Lol. Mais z'êtes schizo vous ? Non ? Moi non plus... Alors qui sait ?


Quoi qu'il en soit, même si j'ai eu du mal à rentrer dedans, j'ai par la suite flippé, halluciné, marché, aimé. C'est bien réalisé globalement, bien gore aussi, et très réussi techniquement. Ah oui, et le coup de la lampe torche dans la serre est juste énorme. Alors franchement, s'il n'y avait pas eu ces vingt premières minutes faiblardes, j'aurais mis une étoile de plus sans hésiter. Mais surtout, ce film ne donne pas du tout envie d'habiter à la campagne ! ^^

RimbaudWarrior
7
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