👉 On vous partage notre 1er bilan de la nouvelle version de SensCritique.
Continuez à suivre l'avancée du site sur journal de bord.

La culpabilité du migrant version film d'épouvante

C'est complètement par hasard que j'ai regardé ce film, suite à mes errances sur Netflix. Le synopsis était sympa : un couple de migrants arrivés jusqu'en Angleterre se voit loger dans une maison hantée.
Impossible de demander à déménager, ils doivent accepter tout ce que leur nouvelle contrée leur offre sans rechigner, sinon c'est retour en enfer...

Au départ, j'ai lancé le film sans grandes attentes mais à l'arrivée, je n'ai pas regretté mon choix!

Le côté épouvante est efficace (je suis bon public pour les jump scares, ça aide), le drame de départ qui, d'apparence, laisse nos deux héros hanté par la tragédie de la perte d'un enfant nous les rend attachants et la tension est bien dosée tout au long du film.
L'esthétique est plutôt réussie, avec deux trois plans particulièrement dingues visuellement, mais c'est avant tout la thématique de la culpabilité du migrant qui constitue, à mon sens, le réel intérêt de ce film.

Comment passer à côté de cette métaphore, que constitue le film, de la culpabilité d'être parti, d'avoir sauvé sa peau, d'avoir peut-être été contraint de faire des sacrifices humains pour survivre?
Il me semble que cette question du sentiment de culpabilité est encore très peu traitée alors qu'elle est à la base de beaucoup de dysfonctionnements et de souffrance chez les réfugiés eux-mêmes mais aussi chez les personnes qui vivent dans les endroits qui les accueillent.

Ce sentiment de culpabilité est comme un fardeau, une tragédie sans cesse recommencée, un fantôme tapis dans les méandres de l'inconscient collectif prêt à hanter toutes les maisons où l'on irait se réfugier pour fuir la guerre, la mort ou la misère en laissant peut-être derrière soi des pairs moins chanceux.

On comprend bien vite, en regardant ce film, que les fantômes ne hantent pas la maison mais l'esprit de nos deux héros qui sont marqués au fer rouge par les horreurs qu'ils ont vues et traversées avant d'arriver en Angleterre.

Un parti pris pas évident mais juste.

Maïté_Renson
8
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de coeur.

il y a 1 an

His House
freddyK
7
His House

Souda(i)n Les Monstres

Disponible depuis hier sur Netflix His House est le tout premier long métrage du britannique Remi Weekes qui en signe également le scénario . Si le fil déboule à point nommé en cette période...

Lire la critique

il y a plus d’un an

11 j'aime

1

His House
EricDebarnot
7
His House

House and Freedom

Même si "His House" (spoiler !) n’est pas un chef d’œuvre, et même pas un grand film, il nous réjouit profondément par son originalité et même son audace. Parce qu’il tente un vrai renouvellement du...

Lire la critique

il y a plus d’un an

11 j'aime

His House
limma
7
His House

Critique de His House par limma

Rémi Weeks propose une déclinaison des codes du genre, sans surprise mais sans abuser d'effet. Le cinéaste joue de sons et de jeux de lumière et offre des apartés visuels d'une belle symbolique où...

Lire la critique

il y a plus d’un an

11 j'aime

4

Chavirer
Maïté_Renson
9
Chavirer

"Le futur ressemblait à une ivresse"

Cléo a 13 ans et vit une existence modeste dans la banlieue de Paris. Un jour, elle rencontre Cathy à la sortie de son cours de danse. Cette dernière, prétendument chasseuse de tête, approche Cléo...

Lire la critique

il y a plus d’un an

Play boy
Maïté_Renson
7
Play boy

« Je l’ai aimée très vite. Son corps d’abord. Puis elle tout entière. »

Ce livre est un peu un roman d’apprentissage, mais je dirais que c’est surtout une sorte de coming out en forme de coup de poing dans la gueule… Ancienne avocate pénaliste de sang aristo, Constance...

Lire la critique

il y a plus d’un an

Le Lambeau
Maïté_Renson
9
Le Lambeau

"L’irruption de la violence nue isole du monde et des autres celui qui la subit."

Philippe Lançon, journaliste à Libération et chroniqueur à Charlie Hebdo est un survivant de l’attaque terroriste des locaux de la rédaction du journal satirique en janvier 2015. Grièvement blessé...

Lire la critique

il y a plus d’un an