Maison hantée pour déracinés

Avis sur His House

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Quand l'effroi et le film d'horreur vont à la rencontre du drame social. C'est un peu ce que propose Remi Weekes pour son premier film. His House est indubitablement l'un de ces films d'horreur qui tente (et réussit) à créer le malaise chez son spectateur à l'aide de symboles, de mélancolie et de psychologie plus que de l'épouvante pure. 

A l'instar de Mister Babadook (2014) ou du récent Relic (2020), la maison décrépite et froide de His House et ses fantômes ne sont que prétexte à évoquer autre chose. En l'occurrence, les fantômes du passé des deux protagonistes, Rial et Bol (impressionnants Wunmi Mosaku, Sope Dirisu), qui ont dû entamer un périple cauchemardesque du Soudan à l'Angleterre en quête d'un avenir meilleur. Las, la maison qui doit leur servir de refuge et de nouveau départ devient une prison où leurs démons les plus enfouis peuvent se libérer. 

De par son sujet, on n'est jamais loin du cinéma de Jordan Peele ou d'un épisode de la Quatrième Dimension avec His House. Maîtrisant parfaitement les codes du cinéma de genre, grâce notamment à un jeu constant entre le réaliste et le fantasmagorique, le long-métrage de Remi Weeles est un film qui traite de la solitude et de l'angoisse d'un monde hostile, et de la difficulté de se reconstruire. Intelligent et captivant, His House n'est à n'en pas douter une des belles surprises de l'année pour les amateurs de genre. 

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