SHITMAN AGENT 47

Avis sur Hitman : Agent 47

Avatar Anthony Benguigui
Critique publiée par le

En 2015, nous avons droit au retour de Jurassic Park, Mad Max, Terminator et bientôt Star Wars, il semblerait que quelques malins aient eu l’idée de relancer Hitman après un premier volet plus que médiocre en 2007. Quand on relance une licence de merde, il ne faut pas non plus s’attendre à faire pousser une belle plante ou même à trouver de l’or…

Ce joyeux bordel est orchestré par Aleksander Bach à la réal et Michael Finch, Kyle Ward et Skip Woods à « l’écriture du scenario », une belle équipe de bras cassés en gros !! Je ne suis pas contre l’idée de refaire un film surtout après l’échec artistique et cinématographique du premier, bien au contraire, mais forcé de constater qu’une fois de plus on nous prend pour des cons !!! Le film commence avec des gens qui semblent être méchants, organisés et riches et qui subissent une sévère attaque informatique. Toute cette équipe en costume-cravates-mitraillettes escorte ce qui semble être leur chef, un type qui ressemble vaguement à Tom Hanks et à qui ont mis la voix française de… Tom Hanks, et c’est à ce moment là qu’intervient HITMAN AGENT 47 en costume noir et cravate rouge. Ça explose dans tous les sens, ça fait crisser les pneus et les hommes tombent comme des mouches face à la violence et à la maîtrise de notre agent, on te renforce le tout avec de la technologie de pointe tactile et mobile qui te ferait regretter ton téléphone portable Android avec ses applications gourmandes en espace et ta batterie qui t’oblige à te promener avec ton chargeur où que tu sois. Parlons-en de l’agent 47, celui-ci est interprété par Rupert Friend qui est très bon dans l’interprétation d’une personne sans émotions, un visage vide d'expressions comme les caisses de l’état grec. Pour renforcer ce côté « sans états d’âme », le réal sort l’artillerie lourde de tout ce qui peut être facile en réalisation dans un film d ‘action : combats à la John Woo mais sur le coup c’est plus John que Woo, ralentis dégueulasses à chaque fois que c’est possible même pour sortir d’un banal ascenseur dans un hôtel, des scènes d’actions cutées à mort et sans lisibilité.
Le massacre ne s’arrête pas là avec un scénario mélangeant plusieurs synopsis de jaquette de cassettes-vidéos nanardesques des années 80, des effets spéciaux moches qui sonnent déjà vieux alors que le film vient de sortir et un rythme horriblement décousu avec une mise en place des enjeux de bien 30 minutes puis un emballement général très speed et une fin… navrante de facilité. Je reviens sur cette « pseudo technologie », le film arrive à être kitsch en jouant sur la modernité actuelle et parce qu’ils n’ont peur de rien sauf de bien faire : un travail d’ambiance déplorable, de décors vides et dépressifs et un univers presque inexistant… En parlant de l’univers, on sent que le réal a voulu rendre hommage au jeu vidéo inspirant le film avec une idée de monter en puissance et en niveau chez le personnage de Katia van Dees (interprétée par Hannah Ware, actrice aux faux airs de Cécile de France) qui est le personnage monteur de l’histoire et le cœur de l’intrigue, mais aussi les passages de gunsfight et quelques plans « iconiques » renvoyant aux jaquettes des jeux du même nom. Je me faisais la réflexion sur l’adaptabilité de ce jeu en film, je me suis dit qu’adapter cela en série aurait été une idée bien plus intéressante pour construire un vrai scénario et même pour l’intérêt du spectateur dans ce type d’histoire. En effet, l’idée de base est super mais encore faut-il développer un background plus épais, mieux exposé car dans notre film du jour c’est très faible et surtout mal fait. Ce film m’a rappelé mes soirées « trilogie du samedi soir sur m6 » car les agents et leurs capacités m’ont rappelé « The Sentinel », « Le caméléon », « Dark Angel » et même « Buffy » tant les échanges de coups semblent déjà vu et avec le ridicule de l’ajout de pouvoirs presque surnaturels à Katia van Dees.

Je vais finir cet avis rapidement car je pense mettre déjà trop penché sur ce long métrage, je voulais quand même parler de la musique du film qui n’a pas arrêté de tapiner dans mes oreilles des morceaux électro-moderne crachant des beats de l’enfer pour faire fun et dangereux : une BO digne d’un jeu futuriste de playstation1 à la WipEout. Il y a même une scène (la malheureuse) qui s’autorise une musique très western et rétro pour se donner un style Tarantino, quand je vous disais qu’on nous prend pour des cons…

A voir ? ………….NON, ce film m’a enlevé mon humanité et malheureusement mon ADN n’a pas été modifié en conséquences pour que je puisse me venger du réalisateur et des scénaristes de ce naufrage annoncé.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 2735 fois
14 apprécient · 1 n'apprécie pas

Anthony Benguigui a ajouté ce film à 1 liste Hitman : Agent 47

Autres actions de Anthony Benguigui Hitman : Agent 47