Moi, je

Avis sur Holy Motors

Avatar Kinovor-Cinefaj
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Han! La vie d'acteur, c'est trop dur ! Han, le cinema c'est que de l'esbrouffe ! Han, comment je vais broder sur 2 idées consanguines pendant deux heures sans passer pour un imposteur ? En compilant citations et style de genres façon style genre.
On peut pas faire plus nombriliste. Dans un registre d'autodérision, ça aurait peut-être été moins lourdingue et surtout moins chiant. Non, pas une once d'humour chez ce mec, ce Carax qui nous défèque sa psychanalyse à deux sous de bourgeois en guerre contre lui même et contre sa classe sociale. Qu'est ce que ça peut me foutre, ses angoisses ? Elles sont par dessus le marché loin de toucher à l'universel. J'ai les miennes, qui sont pas plus ni moins intéressantes. Il faut vraiment se croire issu de la cuisse de Jupiter pour penser que ça va intéresser les autres.
Alors oui, certains pourront retrouver certaines de leur préoccupations ici ou là. Je les soupconne surtout de vouloir se targuer de comprendre Carax dans les salons parisiens ou ici même, en laissant choir, ingénu, des mots mi-erudits comme priapisme et aller jusqu'à prétendre que c'est un des thèmes du film, quand on voit juste Denis Lavant bander en plastic pendant 30 secondes.
Leos Carax me fait penser à un gars que j'ai rencontré. Il avait du bagout et a réussi à faire croire à tout le quartier qu'il était un bon entrepreneur en bâtiment. Il a tenu un an avant que tout le monde ne se rende compte que c'était un branque et qu'il commencait toutes ses tirades par "non, parceque moi je".
Ce "non, parceque moi je", c'est Leos Carax. Négatif, autocentré, se bercant d'illusions.

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