Relator in corde meo

Avis sur Hook ou la Revanche du capitaine Crochet

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Critique publiée par le

À ne pas lire. Merci.

Attention âmes sensibles, ce qui suit n’est pas à proprement dit une critique. Tout ce qui suit est une stupidité.

Longtemps on m’a demandé pourquoi je n’aimais pas le cinéma, sans vraiment comprendre pourquoi on me disait ça jusqu’au jour où je me suis rendu compte que pour aimer le cinéma, il faut aimer les « classiques », or ce n’est pas vraiment mon cas, je les trouve pour la plupart ennuyeux et insipides et je regrette les personnes qui les aiment simplement pour faire « comme tout le monde ». Je n’ai jamais compris l’utilité des drames, vivre des expériences du quotidien et des films contemplatifs.
Je ne dirai jamais qu’ils sont mauvais, mais je ne choisirai jamais La Vie est Belle de Frank Capra plutôt que La Vie est Belle de Roberto Benigni, un film de Dolan plutôt qu’un film de Nolan, un Woody Allen plutôt qu’un Jackie Chan.

Revenons à Hook ou la Revanche du capitaine Crochet de Steven Spielberg qui représente à merveille ce que j’aime dans le cinéma : une merveilleuse histoire, de l’aventure, de la fantaisie, de l’action, de la comédie, des émotions et il ne manquerait que la science-fiction et le policier/thriller pour tout avoir, un superbe méchant interprété par un fabuleux Dustin Hoffman, un grand héros par le très regretté Robin Williams, une bande originale du maestro John Williams, des décors fabuleux, des costumes hauts en couleur et une histoire intemporelle.

Le Peter Pan âgé interprété par Robin Williams représente exactement Steven Spielberg c’est un grand enfant bercé par un fabuleux talent et une imagination fertile, qui laisse libre cours à ses envies dont celle de partager ses aventures. Pour moi il est le plus grand réalisateur du monde, Spielberg veut dire cinéma, c’est un conteur né. Dès son premier long-métrage Duel, un téléfilm représentatif de son don, un don polyvalent, car peu importe le genre qu’il entreprend : de la comédie telle Arrête-moi si tu peux, la science-fiction E.T., le drame La Couleur pourpre, la romance Always, la fantaisie Le Bon Gros Géant, au film catastrophe La Guerre des Mondes, thriller/action Minority Report, biopic Lincoln, le film d'espionnage/biopic Le Pont des Espions, le film historique La Liste de Schindler, l’aventure Indiana Jones, l’épouvante Les Dents de la mer, etc. il est toujours un gage de qualité, un film riche tant techniquement que narrativement (le fait que presque toutes ses œuvres sont tirées de livres).

Mais au-delà des formalités, il m’est impossible de ne pas admirer ses films, son côté grand enfant, rendant ses films légers même dans un contexte rude ; il n’y a jamais de violences, de nudité, de sang, de sentiments gratuits, aux désarrois de Woody Allen, Michael Bay, et Tarantino et ses grandes affections pour les enfants comme dans ses productions.
Il faut dire et il le montre souvent : la pureté des enfants et c’est qu’il y a de plus beau, dans l’imagination et dans l’humanité, de l’innocence et sa perte dans ses sujets historiques telles que la petite fille en tenue rouge de La Liste de Schindler, l’enfance est toute une symbolique chez Spielberg.
Tout y est mis aux bonnes proportions, sans jamais d’excès même dans l’improbable (cf. Indiana Jones et le crâne de cristal), ce sont des œuvres intemporelles.

Mon affection pour ce grand enfant est bien supérieure à toute qualité divine, il représente aussi les fondements de mon amour pour le cinéma, tous ses films ont forgé mes références cinématographiques avec Disney, Tim Burton, Robert Zemeckis et Peter Jackson et je ne l'en remercierai jamais assez.
Dans les longues attentes de mon enfance qui ont ruiné un tiers du temps hospitalisé pour des raisons de santé, mes seules distractions étaient « elle », ma complice de toujours et même dans la douleur, et les arts. Dans ses derniers, les Disney et les Spielberg nous ont permis de nous transposer dans d’autres univers et à garder notre âme d’enfant. Cette âme si importante que les adultes devraient garder, sans la corrompre, car c’est la principale source d’humanité, de bonté, de joie, d’imagination et de gentillesse. Et de donner une motivation supplémentaire tous les jours à survivre jusqu’à ce que la faucheuse nous trouvent…

De ce qui est pour moi son moins bon film : 1941 qui possède tous les défauts d’un classique sans en être un à mon préféré : La Liste de Schindler, il a réussi dans tous les genres et dans toutes ses expériences et je suis sûr qu’il arrivera avec son « remake » de West Side Story à me le faire aimer, car actuellement c’est loin d’être le cas…

A chaque vision d’un de ses films, me reviennent des moments chatoyants auprès d’elle, elle qui est mon pilier, elle qui est ma force, elle qui est mon double, ma précieuse.

Jamais je n’échangerai pour tout l’or du monde mon âme d’enfant, je ne veux pas perdre mon semblant d’humanité.

En espérant disparaitre avant lui…

Au Pays de mes Merveilles, Spielberg♥ est l’un des grands conteurs.

Ébauche écrite en Mai 2018.

Au plaisir de vos lectures et laissez-vous bercer par les contes et ses merveilleux conteurs. Simple spectatrice des arts, Ange ♥, attendant les prochains Spielberg avec impatience.

(Les conteurs ont forgé notre histoire.)

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