Lolo, football et décapitation.

Avis sur Hostel : Chapitre II

Avatar maximusdu72
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! Cette critique contient des spoiler!

Qu’on se le dise, Hostel Chapitre 2 n’est pas un bon film (loin de là..), mais il joue tellement la carte du jemenfoutisme qui rend le tout débilement drôle.
Pour ce second volet, Eli Roth qui était aussi le réalisateur du premier décide de totalement changer d’ambiance avec Hostel II en balayant presque tout les codes installés dans Hostel premier du nom. Les premières scènes le faisant bien comprendre quand il s’agit de
décapiter le héros du premier film qui avait pourtant tout donner (y compris quelques doigts) pour se tirer illico presto de l’enfer dans lequel il avait mis les pieds avec deux autres de ces compères.
En effet, la suite d’Hostel I est tout le contraire de son prédécesseur jusqu’à inviter le spectateur à suivre des personnages entièrement féminins ( pourquoi pas ?). Sauf qu’évidemment, l’écriture des protagonistes n’est pas forcément la principale richesse des films d’Eli Roth, ainsi on se coltine la chelou vraiment à l’ouest qui aime l’art, la pétasse de service pas futfut, et notre héroïne qui elle, bien sûr, à la tête sur les épaules (pas comme le héros du dernier opus du coup haha). Et c’est d’ailleurs l’un des premiers problèmes du film, alors que dans Hostel 1, les personnages étaient suffisamment caractérisés sans être des clichés, Hostel 2 nous place directement une seule personne à laquelle peut s’identifier le public. Dans le premier film, on ne se doutait pas de qui allait crever, et qui allait survivre, dans ce deuxième volet, c’est à peine si on peut prédire l’ordre chronologique des meurtres des personnages.
La nouveauté de ce film est de présenter le points de vue des deux personnages censés incarner les méchants de l’histoire, ayant payés pour tuer nos trois héroïnes. Leur motivation se résume à tuer pour tuer, car un homme se doit de tuer pour avoir des couilles c’est bien connu (c’est clairement expliqué de cette manière par l’un des deux zigotos). Le deuxième qui apparaît comme le mec indécis n’en mène pas large, il a juste accepter pour pas se défiler, sauf que là t’es pas à une soirée où tes potes t’on demander d’enchaîner une dizaine de tequila Red Bull mon gars, c’est un pote dérangé qui t’as proposé de venir pour tuer des gens, t’avais le choix frérot, fait pas semblant d’être torturé, quel con je vous jure! D’ailleurs il se trouve que ce personnage est le grand méchant de l’histoire, eh oui il était en fait complexé et c’était là sa vraie motivation. Puis c’est vrai que torturer des pauvres gens qui ont rien demandé, ça te fait pousser des bonnes boulasses ! C’est d’ailleurs con de les perdre quand l’heroine principale te tranche littéralement la bite (suivi de deux gros plans sur l’engin sanguinolent de monsieur). Une héroïne un poil trop intelligente et réactive par rapport aux situations qui lui font face les 10 dernières minutes du film alors qu’elle se faisait marave la tronche par quelques gosses l’instant d’avant. Et elle basculera même du coté obscure en décapitant la meuf qui l’avait attiré elle et ses copines. Le film se termine par les gosses jouant au foot avec la tête de la bimbo décapitée. C’est sur cette fin qu’on comprend ce que le film a voulu faire: ne pas se prendre au sérieux par rapport au premier volet. On note beaucoup moins de tensions, de torture et de violence (il y en a mais c’est vraiment gratuit), les personnages sont moins attachants, donc on a moins peur pour eux, certaines scènes sont intéressantes comme celle où notre heroine constate qu’en seulement quelques secondes, la piscine dans laquelle elle se trouve est déserte alors qu’elle était bondée peu de temps avant ( ce qui apporte au film un aspect surréaliste/rêve intéressant même si le film n’en fait rien ), on note que les antagonistes principaux sont totalement manichéens
(-« tuez la ! »
-« attendez j’ai un paquet de thune que je peux vous filer »
-« ok ça marche »), même le méchant qui semble être indécis et en conflit permanent avec lui même est juste ridicule. On notera enfin qu’Eli Roth a toujours un certain goût pour filmer des personnages à poil ( la seule meuf qui a payé pour tuer arrive les seins à l’air pour se baigner dans le sang de sa victime..)
Mais l’entièreté de ce film reste agréable à regarder si on accepte justement tout ces défauts entièrement assumés par Eli Roth. Il a apporté une nouvelle manière ( moins sérieuse et plus comique) de présenter son univers, et Hostel Ii reste un divertissement pas désagréable à mater, loin de dépasser mais loin de salir non plus le film original.

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