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Avis sur Hunger Games - L'Embrasement

Avatar David Palacios
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C'est un film qui est loin d'´etre bete. Moins bête déjà que l'opus précédent, avec des psychologies complexes et des héros qui ont évolué de manière vraisemblable depuis leur dernière victoire. Les personnages secondaires ne passent pas les plats, ils s'inscrivent dans l'action, tour a tour inquiétants (ah! Philip Seymour Hoffman, putain d'acteur!) ou charismatiques (mmm, Sam Claflin!), avec une vraie raison d'exister dans l'histoire. Alors tout ce petit monde nous emmène. On souffre avec Jennifer et Josh (parfaits!), on vibre devant ces deux âmes déchirées entre désir de rébellion et soumission stratégique à l'autoritarisme d'un Sutherland qui joue les salauds comme pas deux. Bref, c'est un film qui semble invoquer nos neurones. Qui semble vouloir nous pousser sur les sentiers de l'entertainment autant que sur ceux de la réflexion!

Réfléchir, oui. Mais sur quoi?... Et tout cela tourne court finalement, car on pourrait presque, et très paradoxalement, trouver ce film un peu trop prise de tête, un peu trop introspectif, eu égard au contrat actioner et survival qu'on est en droit d'attendre de ce genre de production. Un peu comme si les atermoiements des uns et des autres, les doutes, les questionnements de l'héroïne, les balbutiements amoureux des jeunes guerriers, faisaient trop d'ombre a l'action elle même. On notera d'ailleurs que sur 2h30 de métrage, seules les trente dernières minutes sont consacrées au déroulement concret de ces nouveaux jeux.

J'imagine qu'il ne faut pas se plaindre, car finalement lorsqu'on lorgne du côtés des franchises passées, on ne peut que se désoler du traitement mièvre des Harry Potter et autres Narnia, œuvres dénaturées, transformées en bouillie pour bébés, bien trop proprement emballées dans leur petits pots a la con.

Reste cette posture un peu surjouée, cette ode à la résistance qui touche l'ado dans les tréfonds de son âme rebelle... Mais, je me le demande, à quoi bon allumer la mèche d'un pétard mouillé? Ce qu on veut, c'est qu'il s'embrase, non?

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