Un divertissement haut en couleur infiniment supérieur au premier volet...

Avis sur Hunger Games - L'Embrasement

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L’Embrasement est de ces suites qui forcent l’impatience d’une myriade de fans ; et sans pour autant avoir été transcendé par le premier opus, il me tardait de voir ce qu’apporterait l’expérimenté Francis Lawrence à la réalisation, sans oublier assurément les nouvelles péripéties du duo vainqueur de la 74ème édition des Hunger Games, avec en ligne de mire de grands bouleversements pour Panem…

Car là où le volet chapeauté par Gary Ross était une introduction très réussie (quoique imparfaite), ce second volet nous surprend (à sa manière) en tant que tremplin vers une conclusion s’annonçant épique, étant lui-même un divertissement hautement réjouissant.

Et après un second visionnage au cinéma, j’en suis même venu à en rehausser mon appréciation, L’Embrasement ne cessant plus de deux heures durant à nous enchanter sur un quasi sans-faute.

Il est tout d’abord très plaisant d’assister à une évolution subtile mais savamment ajustée du couple Katniss/Peeta, le second apparaissant comme moins transparent, tandis que la désormais célèbre fille du feu se révèle être un personnage principal bien plus approfondi, et ce qu’il n’y paraissait précédemment ; en fait, à l’image de l’ensemble de la galerie de protagonistes, celle-ci est à des années-lumière de la figure typique de l’héroïne, une Katniss non caricaturale et moins naïve en somme, ceci allant de pair avec le ton du long-métrage.

En ce sens, après un premier volet déjà bien différent des films pour adolescents typiques (il n’en était pas un après tout), cette suite livre une ambiance résolument plus sombre, car sur fond de révolution imminente jamais la vie de Katniss n’avait été aussi menacée ; sur ce point, L’Embrasement est ainsi véritablement prenant, et l’intrigue ne manque pas de nous enchanter.

Il est alors surprenant de constater que le long-métrage est le plus impressionnant en sa première partie, sorte de longue mise en bouche pré-Hunger Games, qui bien que plus propice en parlottes qu’en action nous tient en haleine avec une facilité déconcertante, tant la tournée effectuée par nos deux jeunes vainqueurs est une réussite en terme de récit et de mise en scène.

Sur ce point l’expérience de Francis Lawrence est donc palpable, et seule la dernière partie concentrée sur l’arène est alors moins satisfaisante, car arborant un rythme plus morcelé et des scènes d’action correctes mais non transcendantes.

Toutefois, L’Embrasement compense largement cette légère baisse de régime avec cette fameuse partie verbale, où les situations mêlant Katniss au Président Snow ainsi qu’à Plutarch Heavensbee sont juste excellentes ; de même, le film trouve en sa conclusion un second souffle salvateur, qui au fil d’une scène épique, puis d’un retournement de situation plutôt bien amené, nous laisse pour ainsi dire sur le cul.

Reste à féliciter la qualité d’interprétation fourni par l’ensemble d’un casting savoureux, à commencer par les anciens Jennifer Lawrence, Donald Sutherland ou encore Woody Harrelson, tandis que les nouveaux venus Sam Clafin et Jena Malone s’en sortent à merveille.

Bref, la suite s’annonce dantesque, la version cinématographique d’Hunger Games se parant d’un second opus aussi réussi que divertissant, et surtout moins conventionnel que les blockbusters proposés habituellement.

(Ps : une pensée pour Thad Castle / Alan Ritchson qui méritait mieux que cette piètre fin…)

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