Cthulhu CDTI 16 soupoulpes.

Avis sur Hybrid

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Comment ne pas y avoir pensé plus tôt ? Depuis plusieurs années les voitures hybrides font parler d'elles, et il fallait évidemment qu'un esprit mal tourné (Benjamin Carr, déjà responsable de produits plus ou moins potables, dont Puppet Master, Hellraiser 7 ou encore 13 Fantômes) pense à une voiture hybride, mi-voiture mi-monstre. Notre voiture bouffe donc les gens, et afin de coller aux limites de la production l'ensemble se transforme en survival où elle essaie de se sustenter dans un garage où une équipe de mécanos vont essayer de l'éradiquer.
Un remake new-age et surtout plus mordant que Christine, et puis aussi un appel du Cthulhu, la réelle apparence de la voiture rappelant la créature tentaculaire.
Malgré ce pitch très WTF l'ensemble se laisse regarder, réussissant à assurer le minimum de divertissement que l'on était en droit d'attendre d'une pellicule aussi débile.

Bref, Hybrid 3D est un film tellement tiré par les cheveux que l'on aurait pu s'attendre à ce qu'il sorte du studio The Asylum. Heureusement ça vole plus haut, avec des effets-spéciaux satisfaisants et une 3D correcte (bien que le film ait été tourné en 2D avec une Red One). Il n'y a bien que le final, vu trop grand, qui détonera du reste à cause du mollusque géant révélant son véritable aspect au travers de séquences CGI assez hideuses.
On notera une référence à Predator « si il peut saigner on peut le buter », qui ne manquera pas de faire sourire les adeptes de cette autre monstre mandibulaire.
Côté casting rien de bien folichon, si ce n'est Oded Fehr, qui après de grosses production comme La Momie et la saga Resident Evil semble être tombé dans l'échelle du star-system.
Pour conclure, si les histoires absurdes sorties de nulle part vous plaisent vous aurez de quoi vous satisfaire avec cette production riche en moments de bravoures et autres instants d'humour (volontaires ou non). Les moins sensibles à cet « art » risqueront de prendre la chose au premier degré et couper la bande avant d'en voir le bout.
Mention spéciale pour Eric Valette, qui ne se rend aux States que pour réaliser n'importe quoi, à des années lumières de ce qu'il tourne sur notre territoire (Une affaire d'état, La proie). Dommage qu'il soit obligé de s'exporter pour s'amuser, alors que ce genre de produit serait tout à fait réalisable par chez nous, à condition que les producteurs sortent enfin les sous pour alimenter le genre horreur/fantastique/sci-fi.

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