Au cœur de la saturation des médias

Avis sur Hyper-Reality

Avatar Davilon
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Nous présentant sa vision personnelle du futur, cette création de Keiichi Matsuda fait mouche. Ce court-métrage dépeint le concept de la réalité augmentée poussée à l’extrême, saturée de couleurs et d'interfaces visuelles qui englobent tout l'environnement.

Tourné dans la ville de Medellin en Colombie, on y suit une femme, Juliana Restrepo, blasée par son quotidien. Ce qu'elle voit est brouillée par des jeux, des recherches google qui ne lui apportent guère de réponses suffisantes et divers écrans qui apparaissent lorsqu'elle se déplace en ville. Sa vie est guidé par des conseillers virtuels, des points à accumuler, de son travail à sa propre religion. Le réel et le virtuel "sont de plus en plus liés" dit Matsuda.

Même sa propre identité est en danger quand un glitch vient causer des interférences dans son propre système virtuel, la faisant fusionner avec celui d'un homme prénommé Emilio adepte de femmes et d'armes à feu.

Si certaines idées auraient mérités d'être plus poussées (le glitch masculin et l'inconnue qui l'attaque dans la rue), ce court-métrage à le mérite de nous montrer les dérives des nouvelles technologies qui pourraient entraver la liberté individuelle si on se laisse contrôler par celle-ci.

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