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Retours vers le passé.

Avis sur Il était temps

Avatar Boubakar
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Alors que je pensais que 500 jours serait, à mes yeux, la comédie romantique ultime, voilà qu'un nouveau prétendant le chatouille sur le podium, et c'est écrit et réalisé par le pape anglais du genre, à savoir Richard Curtis.
Dans ce film, qui mêle également le fantastique, un jeune homme apprend par son père, le jour de ses 21 ans, qu'il peut remonter le temps à condition de s'enfermer dans un lieu isolé et de penser très fort à l'endroit où on veut être.

La première particularité est que le jeune homme en question, interprété par l'excellent Domhall Gleeson, ne souhait pas remonter le temps pour devenir riche ou par quête de pouvoir, mais dans le but plus noble de se trouver une copine. Il essaie une première fois son pouvoir dans une fête de fin d'année où après avoir serré la main d'une fille, il décide de revenir dans le temps pour l'embrasser cette fois à pleine bouche.

J'avoue m'être reconnu dans ce type qui n'est pas d'une grande assurance, mais dont les multiples tentatives vont peu à peu l'affirmer, dont la quête est celle de la rencontre avec sa copine, qui sera son épouse, jouée par une divine Rachel McAdams, dont la performance est de jouer sur plusieurs registres. Au départ, elle est sur l'étonnement de savoir que ce type qui la convoite en sait autant sur lui, puis il va voir qu'elle a déjà un copain ; alors, il va leur demander un maximum d'infos sur leur première rencontre, ce qui les étonne quelque peu, afin de se trouver au plus vite dans cette soirée où le destin va changer.
Si on me demandait ce que je ferais d'un tel pouvoir ; je dirais la même chose que Domhnall Gleeson, qui profite de ses erreurs, et a la chance de bénéficier ... d'une deuxième chance (oui, je sais, ça n'est pas français) pour devenir un homme, tout en se rendant compte qu'on ne peut pas exploiter la possibilité de revenir dans le temps pour faire n'importe quoi.

Pour finir sur le casting, je souligne enfin la présence de Bill Nighy (un des acteurs fétiches de Richard Curtis), lequel est magnifique en père d'une grande sagesse, et qui au fur et à mesure se montre d'une grande ouverture vis-à-vis de son fils, en se rendant compte qu'il n'a peut-être pas pu lui dire à quel point il l'aime.
Je trouve tout ceci très émouvant, fait sans aucun autre artifice qu'un bruit de retour en arrière, avec un moment particulièrement touchant qui est celle de l'arrivée d'un bébé, dont la naissance signifiera aussi une mort, car certaines règles sont présentes dans ce pouvoir.

Le film a quelque chose d'anglais, avec ce ton plus ouvert, et les splendides paysages des Cornouailles, et il en résulte du très bon travail ; d'une part, on a envie d'épouser Rachel McAdams, malgré sa frange, et on a souvent envie de réparer les erreurs du passé, sauf qu'au fond, elles nous font grandir, avec ou sans amour.,

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