Il était une fois dans l'est

Avis sur Il était une fois en Chine

Avatar Confucius
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Il était une fois en Chine, réalisé par Sergio Leone, raconte…. Euh non attendez, je me suis trompé, la réalisation est du Hongkongais Tsui Hark, désolé, c’est l’habitude, parfois ça nous trompe pas mal.

(C’est parti pour la critique à l’arrache numéro 1*)

On suit Jet Li, qui incarne Wong Fei-hung, médecin et maitre de Kung Fu, dans une Chine en proie à de profondes mutations, dans une période d’ouverture sur le monde, et une occidentalisation « forcée » (fin XIXe il me semble). Jet Li, représentant de la Chine traditionnelle va ainsi se confronter aux changements culturels imposés par la pouvoir en place. Ajoutez à cela une confrontation entre « bandes », un jeune padawan en quête d’apprentissage du Kung Fu, une opposition avec de méchants occidentaux et une histoire d’amour, et vous obtenez une histoire très sympathique à suivre.

Déjà je dois bien avouer que le film m’a surpris, en effet je ne m’attendais pas du tout à me retrouver devant un film de Kung Fu, j’avais juste prévu de regarder un film historique au sens stricte, d’où mon étonnement devant les combats qui arrivent rapidement dans le film.

Sur le plan des combats, le film est plutôt de bonne tenue, on suit agréablement les divers oppositions, plutôt rigolotes, et il faut bien le dire, voir Jet Li mettre une branlée à tout le monde ça fait tout de même bien plaisir.
D’ailleurs une chose m’a bien surpris pendant le visionnage, une interrogation dont j’ai fait part à notre confrère Drélium, spécialiste de ce genre de film il me semble, que dans ce type de film de Kung Fu on ne voit quasiment pas de mort durant un combat, toujours amusant quand on voit certains protagonistes se battre avec des armes blanches. Cela est sans doute dû comme il m’a dit qu’Il était une fois en Chine avait un petit côté comédie (pour les scènes de combats). Bon après l’effet de surprise, ce n’est pas non plus un élément gênant (surtout qu’il y a tout de même pas mal de morts en dehors de ça dans le film).
Un des points positifs, ou plutôt un point qui devrait être respecté dans tous les films, c’est qu’on a ici une parfaite lisibilité de l’action, c’est ainsi plutôt bien filmé et tout est fait pour que l’action rapide que l’on a sous les yeux ne nous donne pas mal à la tête, au contraire de beaucoup de blockbuster actuels où on ne comprend rien à ce qu’il se passe à l’écran.
Par contre, entre nous, j’aimerais vraiment savoir-faire ce que j’ai vu à l’écran, je dois bien avouer que Confucius maitre Kung Fu, ça serait plutôt la classe.

Le contexte historique est ce qui m’a le plus intéressé dans le film de Tsui Hark, c’est en effet très intéressant de voir les divers évolution qu’a pu subir la société chinoise à cette époque, notamment avec le sort du Kung Fu par exemple, très ancienne pratique chinoise qu’on voit peu à peu disparaitre et mise de côté par les autorités chinoises, comme si le combat à main nu était un élément marquant la chine ancienne, et que la nouvelle se devait de laisser ça de côté pour adopter les mœurs occidentales (avec notamment en plus une nouvelle façon de s’habiller, très présente dans le film).
Bon, par contre, je dois bien avouer avoir constaté que les occidentaux ont en grande partie un rôle de grand méchant dans le film (heureusement que le religieux est là pour tempérer cela), notamment les deux américains qu’on voit régulièrement sortes d’êtres diaboliques. Mais le fait qu’on montre aussi que les chinois peuvent avoir autant mauvais fond (le chef de bande de l’autre ville) enlève tout de même le côté trop manichéen qu’on aurait pu reprocher au film.
J’ai aussi bien apprécié le côté rivalité entre bandes ou maitres d’arts martiaux, dans ce genre là il m’en faut peu. Notamment cette opposition entre (merde je ne sais pas comment s’appelle l’acteur qui fait l’autre maître en art martial) et Jet Li pour savoir qui des deux est le meilleur combattant. Ça donne je trouve un petit côté mange-dessin animé, ce genre de confrontation entre deux personnages. On voit bien aussi en ce qui concerne cet art martial que le réalisateur veut bien nous montrer que ce n’est pas seulement des techniques de combat qu’on apprend, mais aussi une éthique de vie, un modèle de comportement, une façon de penser. Ainsi Jet Li incarne parfaitement les valeurs de cet art martial, en prodiguant conseils à ses disciples qui doivent encore apprendre pour être des véritables modèles de cet art noble qu’ils pratiquent.

(Et puis vous vous en doutez surement, au point de vu des décors et des costumes, on se croirait vraiment transporter dans l’époque.
Par contre, je dois surtout vous dire que je suis tombé amoureux du thème musical principal, vous me direz, c’est bizarre de tomber amoureux d’une musique, mais bon c’est comme ça, je n’y peux rien)

Pour conclure je dirais qu’Il était une fois en Chine est une très bonne entrée en matière de ce genre de film, pas très répandu par chez nous, et il faut le dire, n’avoir vu jusqu’à présent que deux ou trois Brune Lee et Tigre et Dragon, c’était un peu la loose…

Sinon j’ai aussi regardé la suite, La secte du Lotus Blanc, qui reste de très bonne qualité, même si elle diffère un peu de son prédécesseur, et pour savoir en quoi, et bien vous verrez bien en regardant le film (Les gens sont devenus fainéant de nos jours, il faut tout leur dire).

*critique à l’arrache : mode d’écriture consistant à essayer d’écrire tout d’un coup le plus vite possible, sans trop réfléchir. Souvent la conséquence d’une flemme monumentale de s’attarder sur une critique.

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