Hypnose du Cinéma

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C'est censé se passer dans les années 60, dans un grand magasin londonien de confection féminine, à la période des soldes.
Frénésie des clientes qui s'agglutinent à la porte avant l'ouverture. Ruée sur les portants.
Les vendeuses, costumées en poupées victoriennes, ongles et lèvres rouge-sang, opèrent un rituel d'attraction et de salutation de la clientèle, et s'expriment en tournures poétiques vantant l'acte d'achat.
Le patron, Nosferatu ordonnateur de cérémonie d'achat. Et les mannequins de celluloïd, conviés à
des rituels sexuels, qui mettent le patron en transe.
P. Strickland décrit l'hypnose visuelle et auditive, d'abord créée par le petit écran qui diffuse l'annonce de soldes non-stop, en images roses et rouges, couleur de chair et de sang; ensuite par les propos ensorcelants des employées, ou encore par le mode d'emploi d'une machine à laver déroulé par le réparateur.
Mais le noeud de l'intrigue, est une robe, qui blesse ou tue , pourvu de ne pas disparaître, et met les personnes qui la portent en esclavage.
Monde, d'une part, de frustration de femme qui veut plaire, et d'autre part, de tyrannie doucereuse, tels les banquiers, reprochant des poignées de mains trop molles, ou des saluts déplacés, à la préposée au guichet.
Monde clos, sombre, avec toutes les déviances qu'il suscite, étrange horreur...

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