👉 20 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Inception par Ƭhomas Ƥérillon (LBDM)

Quatre ans après le méconnu mais non-moins génial Le Prestige et deux ans après le jouissif The Dark Knight, Christopher Nolan réalise avec Inception un film ambitieux, grandiose et complexe, diablement divertissant et palpitant. Ambitieux car le réalisateur britannique choisit d'explorer le thème des rêves et du subconscient (d'autres s'y sont déjà essayé, avec un traitement et une orientation différents : Michel Gondry ou David Lynch notamment). D'ailleurs, Inception semble être l'antithèse de Inland Empire, Nolan choisissant de décortiquer les rêves de façon mécanique, psychologique, avec une approche presque cartésienne. Grandiose car la mise en scène de Chris Nolan est renversante, jamais tape à l'oeil, toujours au service du récit et de l'intrigue. Certaines séquences sont à couper le souffle, et les effets visuels sont sublimes et brillamment réussis (le cinéaste a préféré des effets visuels plus mécaniques que numériques, grand bien lui en a pris). Complexe mais pourtant très cohérent, Inception tient la route du début à la fin, avec une gestion du rythme exceptionnelle, une montée en puissance progressive et une richesse et une lisibilité indéniables.

La bande son de Hans Zimmer n'est pas sans rappeler celle qu'il avait également composée pour The Dark Knight. Parfois grandiloquente ou même un peu redondante, elle ajoute néanmoins une certaine prestance au film, là où celle de Shutter Island par exemple s'avérait assourdissante et envahissante. Continuons le parallèle avec le dernier film de Scorsese en s'intéressant à la performance de Di Caprio. L'acteur américain, pas vraiment convaincant dans le rôle de Teddy Daniels (il n'avait assurément pas le physique de l'emploi), est beaucoup plus à son aise dans Inception. Sa partenaire à l'écran et amie dans la vie, Marion Cotillard, qui alterne dans sa carrière l'excellent et le contestable, est la pièce maîtresse du film. Elle incarne Mall avec beaucoup d'élégance, de charisme et de sensibilité. Une interprétation remarquable de l'actrice française, qui n'est pourtant pas toujours irréprochable, mais qui ici se voit offrir certainement son plus grand rôle. Les seconds rôles sont plutôt bons dans l'ensemble. On retiendra surtout Joseph Gordon-Levitt – qui crevait déjà l'écran dans Mysterious Skin ou (500) days of Summer – et Cillian Murphy, très bons dans leurs rôles respectifs. Enfin, saluons à nouveau la superbe photographie de Wally Pfister et son équipe, collaborateur attitré de Christopher Nolan depuis Le Prestige.

Inception ne mérite peut-être pas encore l'étiquette de "chef d'œuvre" – attention à l'utilisation souvent galvaudée de ce terme – mais il est assurément un grand film trônant aisément au dessus de l'immense majorité des blockbusters sortis depuis dix ans. Christopher Nolan parvient comme personne à allier le fond et la forme et délivre à nouveau un divertissement de qualité, intelligent et captivant, techniquement et visuellement éblouissant. Un régal pour les yeux et les méninges.

En résumé : Un scénario brillant, une réalisation virtuose pour servir le récit, une mise en scène éblouissante, des acteurs impeccables dirigés de main de maître, une bande son étourdissante... depuis Le Prestige, Christopher Nolan confirme qu'il fait partie des plus grands réalisateurs du septième art. Assez lisible pour le grand public et suffisamment complexe et fascinant pour les spectateurs les plus attentifs et exigeants, INCEPTION est un bonheur de presque 2h30, un divertissement intelligent incroyablement bien foutu. Si je n'ai pas eu un aussi gros coup de cœur personnellement comme avec Le Prestige ou même The Dark Knight, j'ai tout de même ressenti un énorme plaisir au visionnage du dernier film de Nolan, plaisir qui me conduira probablement à retourner le voir très bientôt, ne serait-ce que pour éclaircir davantage certains détails de l'intrigue ou peut être tout simplement pour revivre de nouveau cent quarante-huit minutes de délectation intellectuelle et cinématographique.
LeBleuDuMiroir
9
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de coeur et l'a ajouté à ses listes Ma filmothèque, Les meilleurs blockbusters, TOP 15 CINEMA des 2010's, Les meilleurs films de Christopher Nolan et Les meilleurs films avec Leonardo DiCaprio

il y a 11 ans

1 j'aime

Inception
zombiraptor
4
Inception

Infection

20 Septembre 2013 - An 3 après Infection. Voilà trois ans que le virus s'est déclaré, provoquant d'abord des petits changements, légers soubresauts de publics et rumeurs diverses s'amplifiant...

Lire la critique

il y a 8 ans

329 j'aime

120

Inception
lagayascienza
4
Inception

Critique de Inception par lagayascienza

Bonjour, je suis Christopher Nolan. Je me permets d'interrompre l'action de mon film pour m'assurer que vous avez bien compris les risques incroyables que s'apprêtent à prendre les personn-BONJOUR,...

Lire la critique

il y a 12 ans

251 j'aime

34

Inception
Aurea
5
Inception

Beaucoup de bruit pour rien !

Un film qui utilise à plein les ressources fantastiques de la technologie actuelle, ce qui pour moi ne suffit pas à en faire un film fantastique, entendez qui "révolutionne le monde du cinéma",...

Lire la critique

il y a 10 ans

140 j'aime

123

Intouchables
LeBleuDuMiroir
8
Intouchables

Tandems

Il y a peu, je débattais avec quelques amis à propos des comédies made in France. Mon argument : les cinéastes hexagonaux ne sortent qu'une bonne vraie comédie par décennie (1990's : Le dîner de...

Lire la critique

il y a 10 ans

114 j'aime

9

Spring Breakers
LeBleuDuMiroir
9

Breaking bad.

En 2011, Drive avait déconcerté de nombreux spectateurs venus voir un énième produit dérivé de la navrante franchise Fast and Furious. Ayant créé le buzz (plus que légitimement), le film a tout de...

Lire la critique

il y a 9 ans

73 j'aime

22

17 filles
LeBleuDuMiroir
2
17 filles

17 idiotes s'ennuient à Lorient

Une chieuse se retrouve en cloque après avoir copulé pendant l'été avec un blond. Au départ, la m'zelle accuse le coup. C'est le bade, la dépression, la gamine est au fond du seau t'as vu. Le...

Lire la critique

il y a 10 ans

63 j'aime

4