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D'insomnia à insomnius

Avis sur Inception

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Inspection des univers latéraux : Christopher Nolan nous tend la matière graphique de son subconscient aviné.

La somme de la lumière et du chaos. Insomnia, c'était l'étrangeté d'un monde prétendument réglé comme un papier à musique, qui pris sur le bord, devenait opaque, incertain, et dangereux. Inception produit la même impression, à la différence près que ce monde en équerre, c'est celui qu'on se construit à l'intérieur. Et le chaos qu'on y trouve a cela d'opaque, d'incertain et de dangereux, que le vent qui y souffle y est produit par une voix extérieure.

Christopher Nolan n'a plus qu'à nous servir son Rubik's cube sur un plateau d'argent, tourner la tête, souffler, et regarder dans quel sens sa matière se réagence.

Ce qui titube chez Nolan, c'est ce qui devrait être libre et droit. Ce qui s'érige en certitude ne peut être que le frisson du mensonge.

Erratique chaos. Hiératique représentation d'un univers qui se compose en même temps qu'il se décompose.

Hérétique, celui qui renonce à voir ce qui ne peut être vu. Nolan suggère l'insondable en lui retroussant les guêtres, parce qu'il n'y a qu'en le prenant aux maux qu'on asservit le chaos.

D'Insomnia à Interstellar. Bientôt, Nolan prendra de la hauteur. Et le Rubik's cube s'érigera tel le totem de Kubrick.

Monolithe mouvant.

C'est ça le cinéma de Nolan. L'imposture protéiforme de la posture. Nolan, insaisissable. Unsubversif. Inceptionnel.

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Inception est une œuvre produite par Warner Bros©, découvrez la Room 237 de SensCritique.

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