Archéologue : profession de foi

Avis sur Indiana Jones et la Dernière Croisade

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Le troisième opus des aventures d'Indiana Jones s'impose définitivement comme un divertissement de très haute volée, parachevant une trilogie d'une exceptionnelle qualité cinématographique. Steven Spielberg n'a pas son pareil pour livrer ses lettres de noblesse au rêve hollywoodien, réinventant en permanence son style et sa technique.

Après une introduction au coeur de laquelle nous découvrons un jeune Indy en culotte courte ( joué magistralement par le regretté River Phoenix ) le réalisateur nous présente le mythique archéologue en partance pour une quête chevaleresque au souffle épique proprement émouvant et fascinant. Flanqué d'un paternel dandy, érudit voire un brin étourdi ( remarquable Sean Connery, preuve que Spielberg reste un directeur de casting d'une rare pertinence ) Indiana Jones devra, de la même manière qu'au temps de l'Arche d'Alliance, mener un combat symbolique contre l'armée nazie et ses sbires démoniaques...

Ici le cinéaste laisse davantage de place à l'écriture des personnages que dans les deux volets précédents de la trilogie. Magnifié par la lumière mordorée de Douglas Slocombe et le score emblématique de John Williams Indiana Jones et la Dernière Croisade reste un film d'aventures pur et dur, et sans nul doute l'une des réussites majeures de Steven Spielberg. Allant de surprise en retournement de situation le récit et le rythme demeurent impeccables, d'une parfaite fluidité et d'une rare maîtrise narrative. Par ailleurs l'héroïne prend ici les traits d'une espionne nazie au charme vénéneux ( Alison Doody, superbe de beauté calculatrice et sophistiquée ), succédant avec panache à la charismatique Marion et à la princesse Willie Scott tout en ajoutant de l'ambiguïté morale à
l'ensemble de l'aventure.

La plus grosse réussite dudit spectacle réside certainement dans le traitement du binôme formé par Harrison Ford et Sean Connery, couple improbable à la complicité communicative et légendaire. Le rapport filial est prodigieusement développé par Spielberg, ce dernier ne sombrant jamais dans le sentimentalisme lourdaud ou excessif, dosant sciemment les séquences purement explicatives et les scènes d'action spectaculaires. C'est avec un plaisir proche de l'euphorie que nous retrouvons également les deux faire-valoir d'Indiana Jones que sont Marcus et l'égyptien Sallah, personnages pour le moins savoureux et pittoresques. L'un de mes films cultes.

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