Big Glorious Bad Team

Avis sur Inglourious Basterds

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« Il était une fois, dans une France occupée par les Nazis… »

Un officier SS fouineur, une juive rescapée d’un massacre, un commando antinazi, et un soldat allemand narcissique se rencontrent dans un cinéma. Qui reste en vie ?
Ça ressemble peut-être à une mauvaise blague… A moins que la réponse nous soit donnée par Monsieur Quentin Tarantino.

Quand on s’attaque à l’un de ses films, on sait plus ou moins à quoi s’attendre. Bien sûr, il y aura des hommages évidents au 7e art. Ici, tout semble mis en place pour converger vers celui-ci. A tel point que la plus grande scène du film aura lieu dans une salle de cinéma française. Une séquence explosive dans laquelle aboutissent tous les enjeux et détails précédemment mis en place pendant le film.
Le Führer lui-même ne pourrait pas le dire mieux.

Les sujets sérieux de la guerre, du nazisme, sont détournés et moqués mais sans qu’on ait l’air de tomber dans une quelconque parodie ou comédie de mauvais goût. Les blagues sont un réel délice, qui, comme la crème sur le strudel, ne demandent qu’un peu d’attente pour être savourées. Certains dialogues et situations sont à mourir de rire. Et, s’il s’agit là du film le plus drôle du célèbre cinéaste américain, il ne s’agit pas pour autant de son moins sérieux.
Il suffit de revenir sur le début du film pour constater cela. L’introduction n’a rien à envier aux plus grands classiques de guerre. La tension, toujours mêlée d’une certaine forme de plaisir et d’émerveillement est bien de la partie.

Si la mise en scène apporte le dynamisme, c’est bien dans les dialogues que se trouvent les meilleurs apports de tension.
Ainsi, les minutes passent, et alors que les personnages discutent de lait ou cherchent le nom du personnage écrit sur leur front pendant un jeu, on ne peut se résoudre à cligner des yeux. On reste complètement accroché à ses séquences qui n’ont pas toujours l’air de vouloir, ni devoir, mener quelque part, mais qui continuent de fasciner pour s’achever en apothéose.

La théâtralité des événements n’est que plus appuyée avec le rapport constant au cinéma.
Sur cet écran que nous regardons, l’Histoire, déjà passée, est réécrite pour devenir histoire. La « hache » de guerre se fait plus petite mais n’est pas enterrée. Le cinéma brûle, et tandis que le dictateur du Troisième Reich se fait assassiner sur notre écran, on se souvient de la grande puissance du cinéma à passer des messages dans ses images.

Quentin Tarantino est parfois perçu comme un « bâtard », mais heureusement, il a la gloire.

« Il se pourrait bien que ce soit mon chef d’œuvre »

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