Avis sur

Interstellar par BibliOrnitho

Avatar BibliOrnitho
Critique publiée par le

La planète Terre est bien mal en point. Nombreux sont les cinéastes qui s'accordent sur ce point. Cette fois-ci, l'apocalypse n'a pas encore eu lieu, mais c'est tout comme. Le système est en fin de vie et dans ce futur proche, la vie n'a déjà plus grand chose de commun avec ce qu'elle est de nos jours. Les agriculteurs sont des gens importants. Leur tâche est immense et reconnue de tous : ils nourrissent l'humanité. Et ce n'est pas une sinécure car le mildiou ravage toutes les récoltes les unes après les autres.

Le héros du film - Colder - est un ancien pilote de la NASA (du temps ou l'agence américaine existait. Car elle est aujourd'hui démantelée, faute de crédit à lui accorder). Il s'est recyclé dans le maïs qu'il cultive sur ses terres. Il est brillant, très intelligent et s'emmerde copieusement à gérer son parc de tracteurs automatiques.

La fierté de sa vie : ses enfants. Surtout Murffy qui promet de comprendre la science encore mieux que lui. Pourtant, la gosse de dix ans prétend que sa chambre est visitée par un fantôme. Un fantôme qui communique avec elle en déplaçant des livres de sa bibliothèque. Papa est irrité par ce manque de cohérence cartésienne. Et même s'il lui répète quotidiennement que les fantômes n'existent pas, la fillette n'en démord pas.

Quand, brusquement, au coeur d'une tempête de sable rappelant le Dust Bowl des années 1930, Colder lit des coordonnées géographiques codés en binaire sur le plancher de la chambre de Murffy...

Interstellar est un grand film d'aventures dans lequel des aventuriers partent explorer l'inconnu : une lointaine galaxie qu'ils rejoignent en traversant un trou de ver situé près de Saturne. Les dialogues pseudo-scientifiques ne sont pas tous compréhensibles par le commun des mortels. Je ne serais d'ailleurs pas étonné d'apprendre que la plupart des répliques ne veulent en réalité rien dire du tout et que tout ceci n'est qu'un galimatias destiné à faire sérieux. Cet aspect peut être aisément mis de côté. Dans un plagiat de 2001 de Kubrick, les astronautes partent dans un vaisseau tournant sur lui-même. Un vaisseau piloté par un ordinateur et dans lequel ils vont hiberner pour tuer le temps (deux ans de voyage).

Puis, c'est le saut dans l'inconnu. Pénétrer dans l'autre galaxie, faire l'inventaire des planètes existantes et en dégoter une sur laquelle transporter l'ensemble de l'humanité agonisante avant que la planète bleue n'ait rendu l'âme. Un projet ambitieux. Ridicule ? Non, car c'est de la SF : il faut y croire un minimum ou retourner à un autre genre plus réaliste. Colder s'en sort pas mal. Il peine, mais parvient à avancer tout de même son petit bonhomme de chemin.

Un film très visuel. Les images sont belles. La musique de Hans Zimmer achève de nous plonger dans l'espace temps. 2h50 de bande sans presque s'ennuyer. Car il y a des longueurs, tout comme dans le film de Kubrick. La fin est toutefois curieuse. Pas tout pigé. Tout comme, encore une fois, dans 2001.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 318 fois
4 apprécient

BibliOrnitho a ajouté ce film à 1 liste Interstellar

Autres actions de BibliOrnitho Interstellar